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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le vendredi à 8 h 10
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Energy Observer : la réussite d’un laboratoire flottant, premier navire propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène.

Après une année à tester les technologies du bord le long du littoral frnaçais, l'Energy Observer met le cap sur la Méditerranée / © Jérôme Bidon- Energy Observer
Après une année à tester les technologies du bord le long du littoral frnaçais, l'Energy Observer met le cap sur la Méditerranée / © Jérôme Bidon- Energy Observer

Après une année de navigation, 4000 milles parcourus, le navire expérimental de St Malo « Energy Observer » affiche déjà des résultats très encourageants. Le bateau est propulsé uniquement avec des énergies renouvelables et à l’hydrogène. En 2018, il s’attaque au tour de la Méditerranée.

Par Adelaide Castier

Victorien Erussard, Capitaine de l’Energy Observer ne cache pas son enthousiasme : « C’est incroyable de naviguer sur un bateau qui ne fait aucun bruit...On a le sentiment d’être sur un navire à part ». Il est 17h cette après midi là lorsque nous contactons le Capitaine. Dans moins de 2h, il sera en Sardaigne. Au téléphone, effectivement, la conversation est fluide. Pas de bruit de moteur, pas d’interférence ou de stress apparent. Victorien Erussard raconte en quelques minutes la vie à bord.


Un navire intelligent 


« Piloter un laboratoire flottant demande beaucoup d’attention. Il ne faut pas croire que l’on est en vacances. Mais parvenir à obtenir cet autonomie énergétique, ça démontre réellement que l’on est sur un navire intelligent ».

Depuis un an, l’équipage composé d’ingénieurs et de marins a pu tester en conditions réelles les différentes « briques technologiques » et principalement le système hydrogène, celui qui prend le relais quand l’énergie solaire n’est pas suffisante. L’hydrogène est au coeur du projet Energy observer. A bord du bateau, il a permis au navire de faire un gain de poids considérable par rapport à une solution de stockage de batterie électrique.
« Nous sommes encore trop lents. La vitesse du bateau tourne à 4,5 nœuds de moyenne. Il reste encore beaucoup de travail pour atteindre notre objectif entre 8 et 10 nœuds. Mais les choses avancent. Et puis en Méditerranée, on va gagner en énergie solaire ».


"On nous prend pour une navette spatiale"


Après le tour de France, le navire malouin s’attaque donc à la Méditerranée et entame un nouveau chapitre de son « Odyssée du futur »
Le  périple va les mener en Italie, Croatie, Tunisie, Egypte, Israël…« Quand on arrive dans un port, le bateau est regardé dans un premier temps bizarrement. On dirait une navette spatiale. Et puis les gens viennent discuter, il y a toutes les visites pédagogiques. C’est passionnant de transmettre ces messages. »

L’Energy Observer sera ensuite de retour dans son port d’attache pour le départ de la route du Rhum en novembre 2018. Et puis ce sera la préparation à une nouvelle campagne de navigation, cette fois ci dans des contrées plus froides vers les mers du nord et la Scandinavie.


L'an vert de Victorien 


La genèse du projet de l'Energy Observer porté par le marin Victorien Erussard est joliment raconté dans le film "L'an vert de Victorien" diffusé le dimanche 15 avril dans Littoral à 12h55. On y croise notamment le parrain du bateau, Nicolas Hulot. Il a eu un réel coup de coeur pour le projet et n'a pas hésité à mouiller le maillot en ressortant sa combinaison de kite surfer.  

extrait du documentaire" l'an vert de Victorien" de Fabrice Caer


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