Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le lundi à 8 h 50
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Voir et revoir, Homard, Ymer et mer

Littoral vous fait découvrir un alphabet de sable d’un drôle de photographe, nous reviendrons sur le naufrage dramatique d’un cargo Norvégien, il y a un siècle, devant l’Île d’Yeu, mais avant, Laurent Marvyle part à la recherche du homard, l'or bleu de nos côtes bretonnes.

Par Sophie Bourhis

Fanch Riou est un ancien marin de commerce, il a fait le tour du monde, mais Loguivy de la Mer reste de très loin son coin préféré. Il a donc décidé de s’y installer comme Pêcheur. Avec Laurent Marvyle, il nous emmène traquer l’or bleu de la mer : le Homard, une pince pour broyer, une autre pour couper.  Très peu d’offres, mais beaucoup de demandes, ce crustacé voit son prix flamber pendant la période des fêtes, de 30 à 40 euros le kilo sous criée ! De quoi attiser les convoitises, en effet,  chaque année Fanch se fait voler une trentaine de ses casiers, un manque à gagner pour le jeune pêcheur de Loguivy.
Réalisation Corentin Pichon
 
Qui n’a pas mis son doigt ou son orteil dans un de ces petits trous que l’on voit sur le sable ? Ces petits volcans que les vers de sable construisent à chaque marée, comme pour marquer leur passage, sous forme d’un tortillon déposé en haut d’un cratère. Et figurez-vous que tout au nord du Finistère un homme est tombé sous le charme de ces curieuses écritures ! Cet homme s’appelle René Péron. Sur la côte des légendes, il photographie ces hiéroglyphes naturels et poétiques, et collectionne ses clichés dans un inoubliable musée. Il y voit la trace d’une écriture mystérieuse et peut-être universelle. Une hypothèse qui lui appartient, mais qui est jolie, même si l’on n’y croit pas. Alors maintenant, quand vous partirez vous promener sur la plage, n’oubliez pas : plutôt que de shooter dans ces petits tortillons,  tentez donc de retrouver les lettres de votre prénom…
Les mots de sable. Réalisation : Christophe Rey (Extrait)


Janvier 1917 : les sauveteurs de l'ile d'Yeu partent au secours de l’équipage du bateau norvégien l'Ymer, torpillé par un sous-marin allemand. Ils récupèrent 9 marins et rentrent vers l'île mais le vent se lève, et se lève tellement qu'il les chasse de leur ancre et les emporte au loin. Trois jours durant les marins vont affronter la tempête et le froid glacial. Le thermomètre chute de -5° à -15°. Le canot à rames et ses toutes petites voiles ne peuvent rien face aux éléments et tandis que certains meurent à leur poste, le bateau dérive jusqu'à la côte de Nevez, dans le Finistère. Finalement, le canot de sauvetage s'échoue à l'abri de l'ile de Raguénez , une île accessible à pied à marée basse .
Les survivants sont accueillis dans un confort précaire, un des marins décède sur le seuil de la maison, et son frère décèdera douze heures plus tard. Au total, six des sauveteurs de l'ile et 5 marins du bateau torpillé perdront la vie dans cette fortune de mer.
Les deux communautés, de l'ile d'Yeu et de Névez, ont été durablement et profondément marquées par ce drame.
Le centenaire de cet évènement dramatique est l'occasion de faire ressortir cette histoire qui retrace et rappelle la solidarité des gens de mer, celle des canotiers-sauveteurs et celle des gens de la côte qui se sont relayés au chevet des marins échoués .
Le naufrage de l’Ymer. Reportage Christophe François
Homard, Ymer et mer

 

Xavier Tirel invité du JT pour la seconde ligne de métro à Rennes