“Extractions judiciaires” : la réforme est loin de faire l'unanimité

Jusque là, à Lorient, le transfert des détenus vers les tribunaux était assuré par les policiers / © Philippe Beaugey
Jusque là, à Lorient, le transfert des détenus vers les tribunaux était assuré par les policiers / © Philippe Beaugey

Jusqu’en 2011, le transfert des détenus de la prison au tribunal, assuré par la police ou la gendarmerie, a depuis été confiée à l’administration pénitentiaire de façon progressive. En Bretagne, ce passage de relais est effectif depuis le 2 mai et suscite bien des interrogations.

Par Eric Nedjar

C’est effectif, depuis ce lundi 2 mai en Bretagne, ce sont les surveillants des prisons qui assureront les transferts des détenus vers les tribunaux lors de leurs comparutions. Cette mission était jusque-là confiée aux policiers et aux gendarmes.

Pour cela, trois pôles de rattachement d’extractions judiciaires (PREJ) ont été créés dans l’Ouest : à Rennes, à Nantes et à Lorient. Cette dernière assure cette mission pour tous les établissements de l’Ouest.

Cependant, les personnels de l'administration pénitentiaire dénoncent déjà le manque de moyens pour assurer cette nouvelle mission.

Réforme extraction des prisonniers
Interviews : 
     - Jean-Marc Bertrand (Syndicat UFAP/UNSA Justice)
     - Stéphane Andry (Syndicat Alliance Police nationale)
     - Laureline Peyrefitte (Procureur de la République à Lorient)
Reportage :
     - Gilles Le Morvan, Thierry Bouilly, Stépahne Izad et Philippe Beaugey


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