Brest Atlantiques : ils sont partis et ils sont déjà loin

© Brest Atlantiques A.Courcoux
© Brest Atlantiques A.Courcoux

Top départ ce mardi à 11h pour cette nouvelle course taillée sur mesure pour les maxi-trimarans. Un aller-retour, depuis Brest jusqu'au Cap, à la pointe Sud du continent africain. Les Ultim vont sillonner l'Atlantique Nord et l'Atlantique Sud, d'où le pluriel accolé à cet océan.

Par M. Thiébaut


Après plusieurs déboires, les Ultim, ces maxi-trimarans de 32 mètres de long capables de voler, ont pris le départ, ce mardi 5 novembre, d'une course à leur mesure, la Brest Atlantiques, soit une confrontation à quatre sur les océans atlantiques nord et sud. L'épopée devrait durer un mois.
 
Dès 7h30, les Ultim ont quitté le quai Malbert à Brest pour aller se positionner dans la rade et rejoindre la ligne de départ.
Des skippers impatients de prendre le départ et des familles venues leurs dire au revoir ce mardi 5 novembre 2019
 
Il est environ 9h45 ce matin lorsque les quatre trimarans passent la pointe du Minou, à la sortie de la rade de Brest, sous le regard ébahi des spectateurs.
 

À l'approche de la ligne de départ, les assistants techniques quittent le navire.


Une course de géants

Cette course toute nouvelle se joue en double sur 14 000 milles nautiques (environ 26000 km) de Brest à Brest, via deux points de passages obligés - mais sans arrêt - à Rio de Janeiro (Brésil) puis Le Cap (Afrique du Sud). Elle a été imaginée pour et par les Ultim, une classe élitiste créée en janvier 2018, qui a connu des revers dans sa campagne d'exploration de la course au large en mode volant. Après avoir rêvé d'une course autour du monde en solitaire, à l'instar du mythique Vendée Globe (en monocoque Imoca) et qui aurait dû partir le 29 décembre de cette année, les multicoques géants ont dû revoir leur copie à la suite des casses subies lors de la Route du Rhum, il y a un an.


Se relancer après de gros dommages sur les bateaux et une année sans compétition


Pour ces bateaux hors-normes, est née l'idée d'une course en double avec un parcours triangulaire. Elle aurait dû partir dimanche 3 novembre mais les
mauvaises conditions météo ont appelé à la prudence. Sur la ligne de départ :  François Gabart et Gwnénolé Gahinet (Trimaran Macif), Thomas Coville et Jean-Luc Nélias (Sodebo Ultim 3), Franck Cammas et Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) et Yves le Blévec et Alex Pella (Actual Leader).

Ces marins d'exception, qui cumulent 21 tours du monde bouclés, pilotent des machines volantes équipées de foils, ces appendices latéraux de plusieurs mètres de longs qui sortent le bateau de l'eau pour le faire filer à des vitesses de plus de 40 noeuds (74 km/h). A l'exception du multicoque de Le Blévec, ces engins sont de toute dernière génération ou flambant neufs.
 

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