À Brest, les intermittents du spectacle occupent le Quartz, le théâtre de la ville

Une trentaine d’intermittents du spectacle occupent le théâtre du Quartz à Brest. Comme dans d’autres villes en France, ils réclament plus de moyens pour la culture touchée de plein fouet par la crise sanitaire depuis un an.

Les intermittents au Quartz, la photo de groupe.
Les intermittents au Quartz, la photo de groupe. © Carole Collinet / FTV

Ils ont investi le Quartz en fin d’après-midi, à 17 h 45, en passant par une petite porte à l’arrière du bâtiment. Une trentaine d’intermittents chaleureusement accueillis par la nouvelle directrice de la scène nationale Maïté Rivière qui est venue échanger quelques paroles avec eux et leur donner comme seule consigne de respecter le protocole sanitaire.

Ils se sont installés sur la mezzanine, apportant avec eux de quoi pique-niquer et leurs sacs de couchage. Ils sont bien décidés à occuper les lieux "aussi longtemps qu'il le faudra".

De quoi manger, de quoi dormir, les intermittents sont prêts à passer une première nuit au Quartz.
De quoi manger, de quoi dormir, les intermittents sont prêts à passer une première nuit au Quartz. © Carole Collinet-Appéré/France Télévisions

À l’intérieur, comme sur la façade du bâtiment, des banderoles ont été déployées sur lesquelles on peut lire "no culture no futur". Par cette action, les manifestants veulent en effet alerter sur les grandes difficultés que rencontrent les professionnels de la culture depuis un an.

Les intermittents « accueillis » par Maïté Rivière, la nouvelle directrice du Quartz.
Les intermittents « accueillis » par Maïté Rivière, la nouvelle directrice du Quartz. © Carole Collinet-Appéré/France Télévisions

Ils réclament plus de moyens pour la culture, le prolongement de l’année blanche et la réouverture des lieux de spectacle. "Au ministère de la Culture, c'est la sourde oreille. Il y a beaucoup de paroles et pas beaucoup d'actes" regrette Olivier Simenhaus, membre du collectif  "Gens du spectacle" et militant CGT. 

"Au vu de ce qui se passe dans d’autres théâtres en France, on pouvait s’attendre à cette occupation. Je comprends la colère et l’impatience face à cette culture à l’arrêt. Ce mouvement, on le ressent aussi parmi le public qui attend la réouverture des salles de spectacle" réagit Maïté Rivière, la directrice du Quartz.

Parti du théâtre de l'Odéon à Paris, le jeudi 4 mars, le mouvement d'occupation de lieux culturels se propage partout en France. 

 

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