Brest : les assistantes maternelles contre l'article 49 du projet de loi de financement de la sécurité sociale

© MAXPPP
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Les assistantes maternelles manifestent ce 26 octobre à Brest. Elles pointent du doigt l'application de l'article 49 dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Ce dernier prévoit notamment leur inscription obligatoire sur un site internet. 

Par E.C

Les assistantes maternelles manifestent ce samedi 26 octobre dès 10 h 30 place de Strasbourg vers la place de la Liberté à Brest. Les ASMAT se mobilisent en effet contre l'application de l'article 49, prévu dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Cet article vise, selon le gouvernement, à favoriser la visibilité des modes de garde aux parents.

Pour Anne Créach du Collectif des Assistants Maternels en Colère du Finistère, certains aspects de l'article pose question notamment l'obligation de s'inscrire sur le site internet mon-enfant.fr. "On devra donner nos coordonnées et nos disponibilités régulièrement. Si on ne le fait pas, on nous menace de nous retirer notre agrément. Pour nous c'est un vrai problème de ne plus avoir d'anonymat. Tout sera accessible sur un site, un listing national. N'importe qui pourra l'utiliser." Anne Créach ajoute "cela pose des soucis pour certaines femmes comme des femmes de militaires qui doivent garder une certaine confidentialité par rapport au métier de leur conjoint." Elle s'interroge "quel est le rôle de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) là-dedans, de diffuser des informations sans notre accord ?"
 
Les assistantes maternelles, Gilets roses manifestent à Brest / © Collectif des assistants maternels en colère du Finistère
Les assistantes maternelles, Gilets roses manifestent à Brest / © Collectif des assistants maternels en colère du Finistère

Les assistantes maternelles craignent également "du flicage" car les relais des assistants maternels devront contrôler les informations données sur le site. "On va nous imposer un remplissage, sans prendre en compte nos contraintes" indique Anne Créach. Alors que jusqu'ici le fonctionnement des assistantes maternelles relevait d'un choix entre elles et les parents, là "dès qu'on aura une disponibilité, on nous enverra quelqu'un. Nous n'aurons plus le choix." 

Les assistantes maternelles s'étaient déjà mobilisées en février dernier, contre le projet de réforme de l'assurance-chômage. 

 

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