Brest Atlantiques : Cammas en tête, la stratégie de Gabart analysée par les skippers. Les positions en direct.

Gitana seul en tête de la Brest Atlantiques / © Yann Riou / PolaRYSE / Gitana SA
Gitana seul en tête de la Brest Atlantiques / © Yann Riou / PolaRYSE / Gitana SA

Franck Cammas et Charles Caudrelier sur Gitana sont toujours leader au pointage de ce mercredi. L' Actual Leader de Yves Le Blevec et Alex Pella suit la trajectoire du leader alors que François Gabart et Gwénolé Gahinet sur Macif sont dans une toute autre situation et commencent à revenir.

Par BT

Les dernières infos

Depuis dimanche, le trimaran Macif de François Gabart a pris une trajectoire différente de ses concurrents. Prise de risque, coup de poker, comme le dit le jeune skipper "qui ne tente rien n’a rien, et sur le papier, ça paraît être meilleur".


Alors pour que cela paie, le tandem Gabart/Gahinet sous l'oeil de leur médiaman va devoir faire plus de manoeuvres, pour compenser la trajectoire moins directe que leurs concurrents. 

C'est la première fois depuis le debut de la course que les bateaux en course se placent différement vis à vis d'un système météo. 

Le suspens est relancé. Franck Cammas analyse la situation : " ça peut lui offrir des opportunités que l'on aura pas, mais sa route est loin d'être facile ".

 

Ce mercredi, le trimaran MACIF est en train de toucher les premiers fruits de cette option, mais pour combien de temps ?

Yves Le Blevec et Alex Pella se débattent depuis deux jours dans des vents faibles qui ne les font guère avancer. (12.3 nœuds de moyenne sur les quatre dernières heures).

Thomas Coville et Jean-Luc Nélias ont dû abandonné au Cap. Le flotteur manquant de leur Sodebo et des fissures autour du foil droit ont empêché l'équipage de terminer en toute sécurité la Brest Atlantiques.  

Les collisions en mer, la roulette russe du marin

Un Ultim est capable de voler à des vitesses de 40 noeuds. Un choc avec un objet flottant non identifié (OFNI) fait donc du dégât à cette allure. 

Jean-Luc Van Den Heede, interrogé par Voiles et Voiliers l'explique : "Les OFNI, ce sont des containers, des billes de bois ou des cétacés qui roupillent, dit encore VDH. C’est vrai que les baleines sont moins pêchées, donc il y en a peut-être plus en Atlantique Sud notamment. On ne va pas s’en plaindre ! Et les baleines, c’est connu, ont un champ de vision rétréci. En plus, quand elles roupillent, elles ne s’occupent de rien. Alors une coque qui déboule à 40 nœuds, elles n’ont pas appris à l’éviter. Elles ne savent pas faire ! "

Le risque fait partie de la course. Pour Michel Desjoyeux : " les OFNI, ça risque de rester un bon moment encore une histoire de roulette russe. Pour le bateau, mais heureusement pas pour l’homme ".
 

Les positions en temps réel


Les dernières vidéos de la course


Le passage du Cap à bord de Gitana


Un 17 novembre pas simple sur une mer horrible


Images incroyables à bord de Gitana 17, le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild.


Le résumé du 13 novembre


Nous avons réussi à joindre le skipper François Gabart. Découvrez son interview en direct de l'océan Atlantique.


Images du Bord



Le résumé d'une journée en 50 secondes



Le top départ à bord des géants des mers
 

Le direct Twitter


Le portrait des quatres équipages
 

Aux commandes des bateaux volants, des tandems de marins expérimentés, aux palmarès impossible à résumer :
 
  • François Gabart (Vendée Globe 2013) et Gwénolé Gahinet (Mini Transat 2011) sur Macif
  • Franck Cammas (Route du Rhum 2010) et Charles Caudrelier (Volvo Ocean Race 2017) sur Edmond de Rothschild
  • Thomas Coville (Trophée Jules-Verne 2010) et Jean-Luc Nélias (Transat Jacques Vabre 2017) sur Sodebo
  • Yves Le Blevec (Transat Jacques Vabre 2011) et Alex Pella (Trophée Jules-Verne 2017) sur Actual


 

Un parcours sur-mesure

La première section de parcours de 5 000 milles nautiques conduira les 4 duos vers les côtes brésiliennes, pour laisser sur bâbord, en première marque à contourner, l'archipel des îles Cagarras en baie de Rio de Janeiro.

La deuxième section, entre Rio de Janeiro et Cape Town, soient plus de 3250 milles nautiques à parcourir en route directe sur la traversée de l 'Atlantique sud, pourrait permettre d'autres opportunités stratégiques entre les deux continents, l'Amérique et l'Afrique.

Ensuite, les duos devront négocier le contournement de l'anticyclone de Sainte-Hélène et se positionner stratégiquement pour franchir le "Pot au Noir" et quitter l'Atlantique sud.

Ce sera le dernier sprint final en Atlantique nord, rythmé par les caprices de l'anticyclone des Açores qui sera le dernier juge de paix, synonyme de délivrance.

C'est aux portes de la cité du Ponant que sera révélé le classement final de ce triangle Atlantique de 14 000 milles nautiques en compétition sans précédent.

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