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Après l'annonce de François de Rugy sur l'éolien, les régions évoquent un “scénario catastrophe”

François de Rugy a ouvert la seconde journée des Assises économiques de la mer.
François de Rugy a ouvert la seconde journée des Assises économiques de la mer.

Lors des Assises économiques de la mer, mercredi 28 novembre, le ministre de la Transition écologique et solidaire défend le choix d'objectifs réduits de moitié dans l'éolien marin. Les régions maritimes sont déçues, et évoquent "un scénario catastrophe".

Par Raphaëlle BESANÇON et MAM

Après avoir reçu deux Gilets jaunes, mardi 27 novembre, comme il l'avait promis, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, s'est empressé de partir à Brest, pour les Assises économiques de la mer

Gilets jaunes

Aucun comité d'accueil des Gilets jaunes ne l'y attendait. François de Rugy a brièvement abordé le sujet : "Si le mouvement des gilets jaunes se structure, a des représentants et qu'il souhaite poursuivre les échanges, ma porte sera toujours ouverte. Nous proposons d'organiser des débats dans tous les départements. Avec le Premier ministre, nous ferons des propositions d'ici la fin de la semaine."

Ensuite, le ministre s'est attaqué au sujet de la transition énergétique, raison de sa venue. "Je suis venu confirmer les engagements du gouvernement pour développer les énergies marines renouvelables, rassure le ministre. Certains projets que nous avons relancé pourront être mis en service d'ici 2022. Nous avons aussi de nouveau projet pour le futur, avec de nouvelles technologies et donc de nouveaux emplois."

Hydroliennes, turbines, éoliennes en mer, fixées ou flottantes, ces nouvelles sources d'énergie pourraient donner à la Bretagne un second souffle, elle qui importe 85 % de son énergie. 

Mais la stratégie française pour l’énergie et le climat (reposant sur la Stratégie nationale bas-carbone et la Programmation pluriannuelle de l’énergie), présentée par le président de la République mardi 27 novembre, est pessimiste. "Dans les années qui viennent, il y aura de 2,5 à 3 GW de puissance installée pour l'éolien en mer posé et 1 GW pour l'éolien flottant", a précisé François de Rugy.


François de Rugy justifie: " Nous avons souhaité avoir des objectifs réalistes, réalistes au vu du développement technologique notamment pour ce qu'on appelle l'éolien flottant, mais aussi du point de vue économique. Nous souhaitons avoir une compétitivité prix de l'électricité produite par les énergies marines renouvelables qui soit aussi grande que possible", incitant les acteurs à "une forme de pression sur les industriels pour que l'on ait les meilleurs prix".

 

Scénario catastrophe

Les présidents des régions maritimes se sont fait l'écho de leur déception dans un communiqué commun, évoquant "scénario catastrophe pour le développement d’une filière de l’économie maritime pourtant compétitive et prometteuse". Ces régions, dont la Bretagne, ont déjà pris les mesures nécessaires à l'accompagnement du développement de la filière, rappelle le communiqué. Avec ces objectif à la baisse, "la France s’exclurait de facto de la dynamique internationale de l’éolien en mer" estiment les sept président de régions signataires.


Sabordage

L'association France énergie éolienne reste sur sa faim : "Si les objectifs pour l'éolien terrestre sont juste satisfaisants, les jalons posés pour l'éolien en mer ne permettront pas d'assurer une transition énergétique pérenne et de déployer cette filière industrielle et les emplois qui y sont attachés", regrettent, dans un communiqué, les professionnels du secteur.

France énergie éolienne estime que le déploiement de l'éolien en mer est ainsi "sabordé". "Avec des objectifs réduits de moitié par rapport aux recommandations de la filière, le gouvernement renonce au potentiel énergétique et industriel de cette énergie", estiment les professionnels.
 

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