Brest : un trafic de fioles à base de cannabis dans un établissement scolaire

Le liquide à base de molécules de THC se trouvait dans des cigarettes électroniques. / © KEYSTONE/MAXPPP
Le liquide à base de molécules de THC se trouvait dans des cigarettes électroniques. / © KEYSTONE/MAXPPP

À Brest, quatre jeunes ont été interpellés jeudi 21 et vendredi 22 décembre après avoir revendu des fioles de "buddha blues", liquide pour cigarette électronique à base de THC, principe actif du cannabis, dans un établissement scolaire. Les enquêteurs mettent en garde les parents.

Par Alicia Foricher

Une première à Brest ! Quatre jeunes mineurs inconnus des services de police ont été appréhendés jeudi 21 et vendredi 22 décembre après avoir revendu trois kilos de résine de cannabis, ainsi que des fioles de "buddha blues", liquide pour cigarette électronique à base de THC, principe actif du cannabis. Chaque fiole de 10 ml était revendue une vingtaine d'euros. Selon la description du produit, il contiendrait "95% de THC de synthèse et serait donc hautement dangereux", nous explique le chef de la brigade des stupéfiants du Finistère, Gilbert Cadiou.

Des crises de paranoïa


Les jeunes de 17 ans trouvaient leur marchandise sur le darknet, internet clandestin, et les revendaient dans un établissement de la ville. La police a été alertée mi-décembre"Le directeur d'un centre de formation qui gère des jeunes de 16-25 ans était intrigué des effets produits par la vaporisation de la cigarette électronique" explique Gilbert Cadiou. En effet, d'après les témoignages, des jeunes surtout âgés de 16-17 ans ont été pris de "crises de paranoïa". "Certains étaient incapables de descendre des escaliers et d'autres ont fini à l'infirmerie", indique Gilbert Cadiou. Ces "e-liquides" provoquent des hallucinations si fortes que certains adolescents pensaient faire un arrêt cardiaque ou un coma.

Deux des jeunes interpellés font partie de l'établissement en question.

Un trafic récent


D'après les éléments de l'enquête, l'histoire débute en janvier 2017. Les jeunes revendaient alors leur marchandise un peu partout dans le Nord-Finistère. "On remarquait que de plus en plus de gens du nord du département consommaient des résines de cannabis. Nous allons maintenant vérifier si c'est la même chose pour la consommation de THC." 

Les adolescents devraient être mis en examen par un juge. L'enquête se poursuit et devra déterminer si d'autres établissements scolaires ont pu être touchés.

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