G7 parlementaire à Brest: des appels aux blocages

Les sept présidents des parlements des pays les plus puissants du monde sont attendus à Brest les 5, 6 et 7 septembre. Des altermondialistes appellent à perturber le déroulement du sommet. / © V.Mouchel / Maxppp
Les sept présidents des parlements des pays les plus puissants du monde sont attendus à Brest les 5, 6 et 7 septembre. Des altermondialistes appellent à perturber le déroulement du sommet. / © V.Mouchel / Maxppp

Les 5, 6 et 7 septembre, Brest accueillera la 17e réunion des parlementaires du G7. Au menu de ces rencontres : les enjeux maritimes. Des groupes altermondialistes invitent à bloquer, en tout cas perturber le sommet.

 

Par Hélène Pédech

Alors que le G7, qui réunissait pendant trois jours les chefs-d'États des sept plus grandes puissances économiques et industrielles du monde ((Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Royaume-Uni et Japon), s'est achevé lundi 26 août à Biarritz, Brest se prépare, à son tout, à accueillir son G7. Cette fois, c'est une délégation de parlementaires du G7 qui a rendez-vous dans la cité du Ponant les 5, 6 et 7 septembre 2019.

 

A l'invitation de Richard Ferrand



Les sept présidents des parlements des pays les plus puissants du monde y sont attendus, à l’invitation de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, conseiller régional de Bretagne et député du Finistère, et de François Cuillandre, maire de Brest.

"Cette réunion (...) sera consacrée à des échanges et des réflexions communes sur les sujets en lien avec la mer, la gouvernance des océans, le climat et l’énergie", explique Richard Ferrand.



Des appels à bloquer




Déjà, plusieurs groupes altermondialistes, anti impérialistes, relayés par Nouveau Parti anticapitaliste, appellent au blocage du sommet. Des appels pour en perturber le déroulement sont diffusés via les réseaux sociaux. Des tracts ont été distribués, il y a quelques jours, dans la ville voisine de Landerneau. Ces mouvements dénoncent le modèle économique, social et écologique. Ils promettent des actions de désobéissance civile, des ateliers et des discussions, comme cela a été le cas à Biarritz.

 


 « Ces assemblées soutiennent le libre-échange, le dérèglement, et imposent l’austérité. Ces assemblées, à la solde des intérêts capitalistes et des multinationales, contribuent à l’effondrement de la biodiversité, à la pollution des océans, à l’altération du climat », dénonce l'un de ces sites internet.

 

Une centaine de participants invités



D'un point de vue pratique, une centaine de participants est attendue. Ils seront hébergés à Brest, au Conquet et à la pointe Saint-Mathieu. 

La circulation sera restreinte pendant ces trois jours.

 

Le programme



Après l'accueil des participants le jeudi 5 au soir, le sommet débutera officiellement le vendredi 6 septembre au matin avec une cérémonie au Mémorial des marins morts pour la France sur la pointe Saint-Mathieu. Les présidents d’assemblées visiteront ensuite le Technopôle brestois, notamment l’Institut universitaire européen de la mer et l’Ifremer.
Suivra, dans l'après-midi, une réunion de travail organisée aux Capucins. Au menu des échanges: les enjeux énergétiques, l’alimentation et la pêche, la santé et la recherche sur de nouvelles molécules issues des océans et la protection des océans.

Le samedi 7 septembre, les participants sont appelés à réfléchir sur les pollutions marines avec une visite du Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) et du Centre d’expertises pratiques de lutte antipollution de la Marine nationale (Ceppol).  En fin de matinée, les participants se retrouveront à la Préfecture maritime pour des entretiens bilatéraux.


 

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