Record du tour du monde solitaire : un dimanche à Brest pour Gabart

Le trimaran Ultime Macif de François Gabart / © Jean-Marie Liot - ALeA - Macif
Le trimaran Ultime Macif de François Gabart / © Jean-Marie Liot - ALeA - Macif

Toujours plus vite: le navigateur François Gabart (Macif) pourrait arriver dimanche au large de Brest pour la fin de son périple autour du globe, soit un record du tour du monde en solitaire porté à 43 jours.

Par AFP

Parti le 4 novembre sur une ligne déterminée à Ouessant, Gabart file à des vitesses impressionnantes et rien ne semble ralentir ce phénomène de la course au large qui court après le record établi il y a un an par Thomas Coville (Sodebo Ultim') en 49 jours et 3 heures.
A 34 ans et pour ce qui n'est que son premier tour du monde en solitaire en multicoque, il fait sensation à coups de records et de maîtrise d'un bateau nouvelle génération pesant quelque 14 tonnes. Ce mardi, Gabart était au large des Canaries sur une mer agitée par un vent qui approchait les 45 km/h et lui-même naviguait à une vitesse élevée de 30 noeuds (55 km/h).

Arrivée estimée dimanche entre 9h10 et 16h15


La suite de sa route doit le mener vers l'anticyclone des Açores avant de tracer vers la Bretagne. Cette ultime partie du périple reste encore incertaine quant aux conditions météo. Pour cette raison, les dernières estimations communiquées mardi par son équipe situent l'arrivée du skipper dimanche entre 9h10 et 16h15 (heure française). Mais il est également bien possible que Gabart boucle samedi sa circumnavigation. 

"Aller le plus vite possible"


Quand Coville le 25 décembre 2016 mettait une claque de 8 jours au précédent record qui tenait depuis 8 ans, Gabart pourrait bien lui mettre une raclée. Ce qui anime le marin, installé depuis 2007 à Port-la-Forêt - centre névralgique de la course au large en France -  c'est la vitesse. "Je suis là pour aller le plus vite possible autour de la planète sans me donner aucune limite. Mon objectif est d'aller le plus vite possible", a-t-il répété lundi lors d'une vacation avec des journalistes.

"Potentiel assez extraordinaire" du bateau


Gabart sait ce dont il est capable et a confiance dans le "potentiel assez extraordinaire" de son bateau mais il est aussi tout à fait lucide sur le couac qui pourrait faire échouer sa tentative. "Ce que je crains c'est le problème technique, c'est ce qui peut foutre en l'air. Avoir un problème technique grave qui peut m'empêcher d'avancer. Il peut y avoir des objets flottants sur ma route ou des facteurs météo qu'on ne maîtrise pas. Mais je suis assez fataliste là-dessus, j'essaie de ne pas y penser. Et j'essaie de me reposer au maximum pour qu'en cas de problème, je sois capable de faire en sorte de terminer la course", a-t-il expliqué.
Ces dernières heures, Gabart a en effet branché le pilote automatique pour pouvoir se reposer.

"François n'est pas une tête brûlée"


"François n'est pas une tête brûlée", confirme Christian Le Pape, directeur du Pôle Finistère course au large à Port-la-Forêt, et qui connaît bien le marin. "Il ne perd jamais la logique des priorités. Quand tout va vite et que tout est fou, la priorité est d'aller dormir et de décrocher. Beaucoup se tromperaient de priorité. François a dormi beaucoup plus mais il ne mollit pas", souligne Christian Le Pape. Pour battre le record, Gabart doit arriver avant 13h09 (heure française) le samedi 23 décembre.


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