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Des éleveurs du Finistère protestent contre les nouvelles normes de la race de chien Border Collie

Aujourd'hui, les Border Collie représentent près de 90% des chiens de troupeaux. / © Patrick Pleul/MaxPPP
Aujourd'hui, les Border Collie représentent près de 90% des chiens de troupeaux. / © Patrick Pleul/MaxPPP

Les chiens de race Border Collie sont d'excellents bergers, appréciés des éleveurs. Leur aptitude à garder un troupeau fait partie des caractéristiques pour que le chien soit certifié racé. Mais cela pourrait changer.

Par Corentin Bélard

Pour qu'un chien soit un Border Collie confirmé, il faut qu'à l'âge d'un an il ait réussi un test d'aptitude au travail face à un troupeau, ses qualités étant validées par un juge. Cette aptitude rentre dans les critères physiques de la race.
Les Border Collie sont originaires des régions frontalières entre l'Écosse et l'Angleterre, (d'où le nom : "border" signifiant frontière en anglais). La race a été créée au XIXe siècle pour venir en soutien des bergers de moutons britanniques. Elle ne s'est répandue en France que dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Le succès des Border Collie vient de leur réputée intelligence et leur aisance exceptionnelle dans le gardiennage de troupeaux. Et pas seulement de montons, ces chiens sont aussi très doués pour s'occuper du bétail bovin. 
 

Des usages qui évoluent 

Le 1er avril prochain, l'aptitude à garder un troupeau ne serait plus obligatoire dans l'obtention du pedigree. Elle deviendrait une simple mention complémentaire. La Centrale Canine, association en charge des certifications de race, explique ce choix par les différentes utilisations de la race aujourd'hui.
Les Border Collie sont désormais des chiens d'adresse dans les concours, dénicheurs de truffes ou tout simplement des chiens de compagnie en maison.
 

Pour les éleveurs très attachés à cette race de chiens, cette nouvelle n'annonce rien de bon. Ils craignent de voir se reproduire ce qu'il s'est passé avec d'autres races de chien de berger dans le passé.
En déclarant des races comme n'étant pas seulement des chiens de berger, ces races ont perdu leur souches primaires. Ce qui fait que les "lignées de travail ont pratiquement disparu car il n'y avait [à terme] pas de différence avec les individus qui ne travaillent plus," selon Guy Martinon, administrateur de l'Association Française des Border Collie.
 

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