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Fermeture de l'abattoir de Pont-Croix : les agriculteurs inquiets pour leur activité

L'abattoir intercommununal de Pont-Croix dans le Finistère va définitivement fermer ses portes le 31 mars. Une décision prise par les élus. Depuis plusieurs années, l'abattoir est en déficit et affiche une dette de 100 000 euros. Les éleveurs craignent d'être pénalisés dans leur activité.

L'abattoir intercommununal de Pont-Croix dans le Finistère va définitivement fermer ses portes le 31 mars. Une décision prise par les élus. Depuis plusieurs années, l'abattoir est en déficit et affiche une dette de 100 000 euros. Les éleveurs craignent d'être pénalisés dans leur activité. Intervenants : Bruno Le Port, président de la communauté de communes du Cap Sizun - Gwenaël Le Berre, éleveur - Paul Gueguen, référent pour l'abattoir de Pont-Croix
Après avoir défendu l'abattoir public de Pont-Croix l'an dernier, les élus communautaires du Cap Sizun viennent de voter sa fermeture en mars prochain. L'érosion du tonnage est le motif invoqué pour justifier cette décision. En raison d'un arrêt estival pour travaux, un déficit de 28 tonnes a été enregistré l'an dernier.

"Je me vois mal dire à nos administrés que nous allons investir 400 000 euros et leur demander un effort de 10% sur leurs impôts sans avoir la certitude que les éleveurs vont se mobiliser pour revenir dans cet abattoir. C'est inacceptable" confit Bruno Le Port, président de la communauté de communes du Cap Sizun. 

"Un service de qualité à Pont-Croix"

Une quarantaine d'éleveurs fréquentent l'abattoir de Pont-Croix. C'est le cas de Gwenaël Le Berre qui abat une fois par semaine l'une de ses vaches dans le Cap alors qu'il habite pourtant tout près de l'abattoir privé de Quimper.

"Le service est de qualité à Pont-Croix. C'est une petite structure. Il y a toujours la pratique de l'étourdissement des animaux. L'abattage est fait dans de très bonnes conditions. Ça correspond surtout plus à l'attente de nos clients, des consommateurs du secteur qui cherchent à ce que tout soit fait localement" explique l'éleveur finistérien.

Un euro symbolique

Outil de proximité, l'abattoir de Pont-Croix constitue un enjeu d'aménagement du territoire et de développement économique dans un Cap Sizun de plus en plus excentré. Référent pour la communauté de communes, le maire de Confort-Meilars a dirigé l'étude de marché. Sur la base d'un investissement de 270 000 euros, des solutions existent mais elles demandent du temps.

"Les éleveurs ont encore une possibilité. C'est de se structurer entre eux. J'ai proposé un système mixte entre la communauté de communes et les éleveurs" détaille Paul Gueguen, référent pour l'abattoir de Pont-Croix.

Bruno Le Port, président de la communauté de communes du Cap Sizun, a lancé l'idée de céder l'abattoir aux agriculteurs pour l'euro symbolique. Un défi que les éleveurs semblent prêts à étudier.
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