Manifestation à Quimperlé : le maire dépose plainte pour "mise en danger d'autrui"

Une plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui" a été déposée vendredi 16 avril, par le maire de Quimperlé (Finistère), Michaël Quernez, contre les organisateurs d'une manifestation qui a réuni dimanche 600 personnes dont "la très grande majorité" n'ont pas respecté les gestes barrière.

600 personnes dimanche 11 avril,  à l'appel de l'association "l'ère libre" au parc Bel'air de Quimperlé : certaines sans masque et sans gestes barrières.
600 personnes dimanche 11 avril, à l'appel de l'association "l'ère libre" au parc Bel'air de Quimperlé : certaines sans masque et sans gestes barrières. © C. Louet - France Télévisions

La plainte a été déposée, "en lien avec le Préfet" du Finistère Philippe Mahé, auprès du tribunal judiciaire de Quimper, précise-t-elle. 
La préfecture du Finistère a fait savoir à l'AFP que le "préfet avait fait un signalement à la procureure de la République de Quimper au titre de l'article 40 du code de procédure pénale", qui impose à toute autorité ayant connaissance d'un crime ou d'un délit de le signaler à la justice.


 La plainte vise les responsables de l'association "A l'ère libre", qui milite "pour les droits de l'enfant et pour assurer le bien-être et les libertés des générations futures", selon son site internet. 
 Elle vise également les responsables des collectifs nationaux "Réinfocovid" et "Laissons les médecins prescrire", ainsi que "toute autre personne morale ou physique ayant une responsabilité dans l'organisation et le déroulement de la manifestation".

 

"Contrairement à la demande expresse du maire (...), la très grande majorité des personnes présentes n'ont pas respecté les gestes barrières (port du masque, distanciation physique)", avait déploré au lendemain de la manifestation la mairie.  "Il est insupportable d'assister à de tels comportements quand tant d'efforts sont faits en pays de Quimperlé, depuis plus d'un an, pour lutter contre la pandémie et la transmission du COVID-19", ajoutait-elle.
 Lors de cette manifestation, qui a réuni quelque 600 personnes, près de 140 verbalisations pour non-port du masque, défaut d'attestation dérogatoire Covid-19 ou stationnement gênant ont été dressées, selon la préfecture.
 

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