Grève à Ouest-France : le journal à nouveau absent des kiosques

Dans les rotatives de l'imprimerie de Ouest-France / © DAMIEN MEYER / AFP
Dans les rotatives de l'imprimerie de Ouest-France / © DAMIEN MEYER / AFP

Le conflit se poursuit à Ouest-France, de nouveau absent des kiosques. C'est la deuxième fois en sept jours qu'une grève touche les imprimeries de Rennes et Nantes. 

Par AFP

Pour la deuxième fois en sept jours, une grève aux imprimeries de Rennes et Nantes, à l'appel de la Filpac-CGT,  a empêché la parution ce vendredi de la plupart des éditions de Ouest-France. La Filpac-CGT, qui réclame une revalorisation salariale, dit avoir effectué jeudi "une nouvelle proposition" à la direction afin de "sortir la tête haute du conflit". 

Pour une prime de reconnaissance sur l'édition dominicale


"Plutôt qu'une hausse des salaires pour tout le monde, nous avons demandé le versement d'une prime de reconnaissance du travail effectué depuis 20 ans sur le DOF (l'édition dominicale de Ouest-France, NDLR). Mais cela a été catégoriquement refusé, avant même de pouvoir discuter du montant de cette prime", a indiqué Marc Jarnoux, délégué Filpac-CGT.


Le syndicat, qui dénonce des "salaires gelés" depuis 2012 au sein du premier quotidien français, a d'ores et déjà lancé pour samedi soir un nouvel appel à la grève et à une non parution du dimanche Ouest-France, dont c'est le 20e anniversaire. "On déplore très fortement cette situation, d'autant que nous sommes dans une phase de négociations", a déclaré à l'AFP Jean-Claude Kling, secrétaire général du groupe Ouest-France.

"Une réunion avec l'ensemble des syndicats doit avoir lieu le 6 décembre afin de discuter de notre politique salariale pour 2018 et au-delà. Nous y ferons des propositions concrètes, mais la CGT exige d'obtenir quelque-chose dès cette année alors que notre résultat d'exploitation est proche de zéro. On ne peut pas distribuer ce que nous n'avons pas gagné", a-t-il ajouté. 

Selon la direction, chaque non parution entraînerait une perte de près d'un million d'euros pour l'entreprise au niveau notamment des ventes, des recettes publicitaires et des effectifs du centre d'appel, renforcés afin de répondre aux abonnés mécontents. Vendredi, seules les éditions papier de Ouest-France d'Angers et de la Sarthe, étaient disponibles, tout comme celles du Maine-Libre et du Courrier de l'Ouest. Les éditions numériques de Ouest-France, ainsi que celles de Presse-Océan, dont la version papier n'a pas non plus été imprimée, ont été mises à disposition gratuitement
vendredi.


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