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Pour fabriquer leur breuvage à base de plantes sauvages, Catherine et Philippe cherchent des co-propriétaires.

Catherine et Philippe en pleine récolte : c'est la nature qui offre ! / © Catherine Jauneau
Catherine et Philippe en pleine récolte : c'est la nature qui offre ! / © Catherine Jauneau

La Société "Baie Sauvages et Cie" à Mernel , en Ille-et-Vilaine, est une exploitation sans terres, puisque ses créateurs fabriquent leurs boissons fermentées et leurs sirops, à base de plantes ramassées dans la nature. Mais aujourd'hui, ils font appel à la solidarité pour pérenniser leur activité.

Par Catherine Jauneau


Les saveurs et les vertus du sureau, des feuilles de frêne ou des orties n'ont plus de secrets pour eux. Depuis que Catherine Gaillard et Philippe Descottes ont choisi de se reconvertir dans cette production de niche, les agriculteurs du voisinage leur ouvrent volontiers leurs parcelles afin de leur permettre de faire leur cueillette en plein air.


Des boissons pétillantes aux goûts subtils


Une fois récoltés, les végétaux sont mis sur claies en séchage, avant de passer en cuve pour procéder à la fermentation des boissons.

"Avec la fermentation, ces boissons deviennent légèrement pétillantes, comme un cidre, avec les goûts subtils des plantes" explique le couple. 

Josic, un agriculteur qui les connaît bien souligne : " ils ne font que reproduire la vieille tradition des chasseurs-cueilleurs. Autrefois dans les campagnes, on connaissait ce genre de recettes. "

L'activité est plutôt prometteuse avec 5 000 bouteilles commercialisées chaque année depuis 2017, sur les marchés et dans certains commerces et restaurants. Mais en octobre prochain, arrive une date butoir pour la Société.

Cherche co-propriétaires pour poursuivre l'activité


En effet, c'est grâce à une aide du département et un accord avec la SAFER (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural), propriétaire de leur bâtiment, que Catherine et Philippe ont pu lancer leur projet. En octobre prochain, l'accord devient caduque. Ils doivent se porter acquéreur. Coût du rachat des murs : 70 000 euros. 
Pour se faire, l'idée est de monter une Société civile immobilière (SCI) avec des parts pour chaque co-propriétaire et une mise minimale de 50 euros. Une centaine de personnes se serait déjà engagée. 

"Nous ne voulions pas acheter seuls, d'abord parce que nous n'avons pas le budget, mais aussi pour conserver un esprit de solidarité au sein de la société" précise Catherine. 

"Baie Sauvages et Cie" a bon espoir de récolter la somme escomptée dans les délais.
 

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