L'automobiliste "éblouie par le soleil" avait grièvement blessé une piétonne à Vitré

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Écrit par SG//CB (PressPepper)

Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné ce jeudi 12 mai 2022 une sexagénaire de Val-d'Izé (Ille-et-Vilaine) qui était jugée pour "blessures involontaires" après avoir renversé une piétonne qui traversait la promenade Saint-Yves à Vitré le 31 août 2020.

Le tribunal correctionnel de Rennes a condamné ce jeudi 12 mai 2022 une sexagénaire de Val-d'Izé (Ille-et-Vilaine) qui était jugée pour "blessures involontaires" après avoir renversé une piétonne qui traversait la promenade Saint-Yves à Vitré le 31 août 2020.

Catherine XXX - qui fêtait son 62e anniversaire ce jeudi 12 mai 2022 devant le tribunal correctionnel de Rennes - avait en fait été "éblouie par le soleil" ce matin-là.

Cette conductrice, accompagnatrice pour enfants handicapés, remontait la promenade Saint-Yves "à vitesse réduite" quand elle avait percuté une jeune femme de 26 ans qui se rendait à son travail. Cette dernière avait été percutée avec la partie droite du pare-brise. Sa tête avait également heurté le pare-brise, puis elle était tombée en arrière, sur le dos.

Cet accident avait eu "de très sérieuses conséquences physiques" pour la piétonne : elle avait subi "une fracture cervicale complexe" qui avait failli la rendre "paraplégique". Une interruption totale de travail (ITT) de deux mois avait ainsi été fixée.

Près de deux ans après l'accident, la victime a "des douleurs tous les jours" et "beaucoup de difficultés au travail" à cause de ces souffrances persistantes, a-t-elle dit ce jeudi au cours du procès devant le tribunal correctionnel de Rennes.

elle a brisé ma vie et aujourd'hui elle conduit des enfants handicapés

"Elle a brisé ma vie et aujourd'hui elle conduit des enfants handicapés, je n'ai même pas les mots", a déploré la victime, dont le déficit fonctionnel a été estimé "à 10%" et qui a vu "son avenir professionnel bouleversé", selon son avocate.

"Si l'on ne voit pas au passage piéton, il faut s'arrêter", a abondé la procureure de la République. Elle avait ainsi requis trois mois de prison avec sursis simple à l'encontre de la sexagénaire "pour [lui] faire prendre conscience de la gravité des faits". La représentante du parquet avait aussi demandé un stage de sensibilisation à la sécurité routière et une amende de 150 €.

L'avocate de la conductrice, Me Anne Carmes, a pour sa part fait savoir que Catherine XXX avait déjà "pris conscience de la situation et de la gravité des faits". Sa cliente était d'ailleurs "en pleurs devant les gendarmes" et "navrée des conséquences", a-t-elle rappelé au président du tribunal correctionnel de Rennes.

"Elle a ses douze points, n'a jamais eu d'accident : c'est quelqu'un de compétent", a-t-elle également fait valoir afin d'éviter à sa cliente de perdre son permis de conduire et d'avoir une inscription à son casier judiciaire - puisque sa profession impose qu'il soit vierge - sans quoi "elle perdrait tout moyen de subsistance". 

La conductrice a finalement écopé de deux mois de prison avec sursis, d'une amende de 150 € pour une contravention connexe et devra accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière. La peine ne sera pas inscrite sur la partie du casier judiciaire accessible aux employeurs. L'indemnisation de la victime sera quant à elle arrêtée le 10 mars 2023.