Aéroport de Rennes : ça décolle tout doucement

Les travaux sur la piste de l’aéroport de Rennes seront terminés dans les prochains jours et le fret va pouvoir redémarrer dès le 11 mai. Pour le trafic passager, il faut attendre des négociations compagnie par compagnie, qui s'ouvrent ce mercredi.

Pour les vols voyageurs, rien n'est décidé pour l'instant
Pour les vols voyageurs, rien n'est décidé pour l'instant © BERTRAND BECHARD/MAXPPP

C’est avec une piste d’atterrissage flambant neuve que l’aéroport de Rennes pourra accueillir ses premiers avions le 11 mai. Il s’agira d’avions de fret dans un premier temps. Emmanuel Thaunier, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rennes, s'en réjouit :
 

 C’est la septième plateforme en région pour les marchandises. Les clients attendent impatiemment le déconfinement pour recommencer les livraisons. 
 

Le doute plane sur les vols commerciaux


Pour les vols de voyageurs, rien n’est décidé pour l’instant. Les compagnies vont réétudier chaque liaison. La reprise de certaines dessertes fera l’objet d’intenses négociations sur les frais aéroportuaires payés par les compagnies aériennes.

Ce mercredi, la compagnie Easy Jet, négocie avec tous les aéroports européens. Cette compagnie low-cost n’a présenté aucun plan de redémarrage pour l’instant. Concernant Air France, Emmanuel Thaunier, semble sceptique : " Avant le confinement, Air France souhaitait déjà abandonner les liaisons inter-régionales. " 
En clair, la compagnie nationale veut concentrer ses efforts sur des liaisons vers les hubs de Paris, Lyon et Amsterdam. Les vols assurés par Air France depuis Rennes vers Marseille ou Toulouse seraient donc sur la sellette. Une attitude irresponsable selon Emmanuel Thaunier :
 

Air France reçoit sept milliards d’aides publiques et n’assure même pas un maillage du territoire !
 

Des secousses en perspectives


L’aéroport de Rennes a commencé à pallier ces abandons de liaisons par Air France avant la crise actuelle, en doublonnant des liaisons. Ainsi, Marseille était également desservie par la compagnie Voltea et Toulouse par Easy Jet. Mais ces liaisons, comme les autres, seront à renégocier également une à une entre aéroport et compagnie. " Ça va secouer au redémarrage, s’inquiète Emmanuel Thaunier. Mais ce sera mieux que maintenant puisqu’on est à 0% d’activité. "
 
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