Aéroport de Rennes : reprise du trafic frêt et pour les voyageurs ce sera mi-juin

© Krystel Veillard - France Télévisions
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L'aéroport de Rennes est totalement à l'arrêt depuis trois mois, d'abord pour les travaux de réfection de la ligne puis avec le confinement. "Une situation totalement inédite" rappelle la  nouvelle directrice Nathalie Ricard. Seuls les avions de frêt ont pu redécoller cette semaine.

Par Krystell Veillard


La grande nouvelle pour l'aéroport de la capitale bretonne, après un arrêt de plusieurs mois, c'est la reprise du frêt aérien au début de cette semaine, ce 11 mai avec un vol UPS quotidien. Pour les voyageurs, il va falloir patienter encore avant de pouvoir remonter dans un avion sur l'aéroport de Rennes. Les premiers vols passagers sont en effet attendus le 15 juin avec la liaison Air France pour Lyon, pour trois fréquences hebdomadaires. Une liaison, qui constituera un test et qui pourra amener à reprendre d’autres lignes, si tout se passe bien, explique Nathalie Ricard, toute nouvelle directrice de l'aéroport, arrivée au mois de mars, et qui évoque "une situation tout à fait inédite" avec cet arrêt total d'activité pendant trois mois dans un aéroport.
 
ITW Nathalie Ricard, directrice aéroport de Rennes
recueillie par Krystel Veillard et Thierry Bouilly
 


Restriction des déplacements à 100 km et fermeture des frontières


Les freins actuellement à la reprise des vols sont la limitation des déplacements de 100 km autour de chez soi, pour les liaisons intérieures et la fermetures des frontières, en ce qui concerne l'étranger. Et il est aujourd'hui difficile d’anticiper cette réouverture en fonction des pays et de leur situation sanitaire. Mais quoi qu'il en soit nous assure le directrice, l'aéroport de Rennes travaille au redémarrage d'autres lignes avec les compagnies, qui attendent les annonces du mois de mai. Il  tente actuellement de retrouver une compagnie afin de rétablir une liaison avec Londres, en raison de la faillite de Flybe. La nouvelle ligne de la Lufthansa pour Francfort qui devait démarrer cette année est elle reportée à 2021.
 
© Krystel Veillard - France Télévisions
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Des travaux pour "le rayonnement de l'aéroport"


Pour rappel, l’aéroport au moment du confinement était déjà à l’arrêt depuis le début du mois de mars en raison de travaux pour la réfection et l’allongement de la piste principale, une fermeture prévue pour un mois, mais les travaux, qui ont dû être stoppés, n’ont pu reprendre que le 9 avril. Ils se sont achevés le 7 mai dernier. Ce chantier de 10M€ vise au développement de la structure, accueillir notamment de plus gros avions, mais encore à son « rayonnement », comme le rappelle Gérard Lahellec, vice-président de la Région en charge des transports, il s'agit de "mieux l’adapter aux besoins du territoire", en raison de l’abandon de l'aéroport de Notre Dame des Landes.

 

Impact de la crise sanitaire pour l'aéroport


La réouverture de l’aérogare se fera avec des règles strictes de protection contre le Covid-19, « les flux sont possibles s’ils sont bien organisés » explique t-on : masque obligatoire pour tout le monde, distanciation, parois en plexiglass, assainissement de l’air et une campagne de sensibilisation pour informer les passagers.

Sans pouvoir chiffrer les pertes, cette crise sanitaire aura un impact important pour l’aéroport, avec une baisse conséquente de la fréquentation. En 2019, l’aéroport de Rennes enregistrait 850 000 passagers, en 2020 il ambitionne malgré tout d'accueillir 500 000 passagers, mais sans aucune certitude. "La reprise à Rennes se fera par les trajets domestiques France, en raison de l’incertitude quant à la réouverture des frontières et la reprise d’activité des compagnies aériennes" précise Nathalie Ricard. L’ambition pour Rennes reste de 2 millions de passagers à horizon 2035.
 

Pas de conséquences avec la suppression de certaines lignes intérieures


Selon sa directrice, l’aéroport ne serait pas impacté par la suppression des lignes intérieures concurrencées par le TGV. En effet seule la liaison avec Paris, à Roissy Charles de Gaulle, pourrait être concernée, mais "c'est un aéroport qui fonctionne en hub, où les passagers sont en connexion vers des destinations européennes ou plus lointaines", ce qui constituerait, semble-t-il "une exception à la règle".
 
ITW Nathalie Ricard, directrice aéroport de Rennes
recueillie par Krystel Veillard et Thierry Bouilly

 

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