Automobilistes. Attention, les voitures LAPI débarquent à Rennes pour traquer les fraudeurs du stationnement

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Le reportage de G. Raoult - J.M. Piron - G. Hamon ©France 3 Bretagne

Depuis le début de cette année 2024, Rennes est entrée dans le cercle des villes où les voitures LAPI remplacent les agents municipaux en charge du contrôle du stationnement. Une nouveauté qui risque de ne pas plaire à tous les automobilistes. Ces voitures, déjà en fonction dans d'autres communes, ont vite été surnommées "les sulfateuses à PV". Voyons ce que réservent ces armes imparables pour traquer les fraudeurs du stationnement et pourquoi la ville s'en est doté.

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Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, le contrôle du stationnement a donc changé à Rennes. Il est effectué par deux véhicules LAPI. Sous cette dénomination, comprenez Lecture Automatique des Plaques d’Immatriculation. Un dispositif de verbalisation qui a beaucoup fait parler dans les villes où il est déjà appliqué. 

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Une machine à amendes ?

Grâce à un système de caméras, ces voitures sont capables de contrôler plus de 1 000 véhicules en stationnement par heure, contre 200 pour un agent. Cette technologie compare, en temps réel, les plaques scannées avec celles enregistrées [lors du paiement du stationnement à l'horodateur ou via une application, NDLR] dans le logiciel qui gère le parc d'horodateurs. Le conducteur du véhicule qui n'a pas réglé son stationnement ou bien qui a son temps dépassé, se voit alors verbalisé. Il écope d'un forfait post-stationnement, soit une amende ou un PV comme on les appelait il n'y a encore pas si longtemps.

Adieu donc les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) qui arpentaient jusque-là les trottoirs de la ville à la recherche des véhicules en infraction. Plus possible d'essayer de les amadouer pour éviter "la prune". Ces 14 agents ont rejoint les effectifs de la toute nouvelle brigade anti-incivilités mise en place depuis ce mois de janvier et dont le rôle est de parcourir les quartiers de Rennes pour chasser les incivilités et verbaliser ses auteurs.

Une nécessité pour "limiter la fraude"

Pour Valérie Faucheux, adjointe aux Mobilités à la Ville de Rennes, ce dispositif va permettre "des passages plus fréquents et de manière équitable sur tous les secteurs de la ville, ce qui va permettre de limiter la fraude". Une fraude qui atteignait dernièrement 30% du stationnement à Rennes.

Et d'ajouter que "chaque année, nous allons étendre les zones de stationnement payant à la demande des riverains qui n'arrivent plus à se garer près de chez eux ou des commerçants qui ont besoin d'une rotation des places pour leur clientèle".

Des recettes en hausse

Au volant de ces deux voitures LAPI qui sillonnent les rues de Rennes à faible allure, une douzaine de chauffeurs employés par la société Citédia, une société publique locale (SPL), soit une structure juridique à capitaux publics, dont le fonctionnement relève du droit privé. Cette société s'occupe déjà à Rennes de la gestion des parkings publics de la ville. "La Ville et Rennes métropole en sont les deux actionnaires et les élus font partie du conseil d'administration", précise Valérie Faucheux.

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Citédia a reçu des objectifs en nombre de passages par rue. Cette surveillance accrue et régulière sur l'ensemble des secteurs payants de la ville devrait permettre une augmentation non négligeable, comme dans la majorité des villes où ces voitures sont instaurées, du nombre de forfaits post-stationnement. 

Chaque année, le stationnement payant rapporte 1,9 million d'euros à l'agglomération rennaise, dont 10% pour la Ville et 90% pour la Métropole. Toutes ces recettes sont utilisées pour améliorer les mobilités.

La gratuité pour certaines professions

Valérie faucheux explique que plusieurs secteurs professionnels comme les artisans pourront inscrire leurs véhicules sur la plateforme qui se trouve sur le site internet de la Métropole et bénéficier de tarifs préférentiels comme 3 euros la journée.

De même, la gratuité du stationnement est accordée à certaines professions médicales comme les médecins généralistes, les infirmiers, les sages-femmes, les kinés, les aides à la personne ou encore aux personnes à mobilité réduite qui devront, là aussi, enregistrer leur véhicule sur la plateforme dédiée.