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La demande d'information supplémentaire de l'ex-militant anticapitaliste italien Vincenzo Vecchi acceptée

Banderole de soutien pour Vincenzo Vecchi / © Q. Carudel - France 3 Bretagne
Banderole de soutien pour Vincenzo Vecchi / © Q. Carudel - France 3 Bretagne

Petite victoire pour l'ex-militant italien Vincenzo Vecchi incarcéré à Vezin-le-Coquet depuis son interpellation il y a 15 jours dans le Morbihan. Ce vendredi matin, la chambre d'instruction de Rennes a accepté la demande d'information supplémentaire de son avocate. 

Par Emilie Colin

Il avait fait une demande d'information complémentaire ainsi qu'une demande de remise en liberté sous surveillance électronique. La cour d'appel de Rennes accorde à l'ex-militant italien Vincenzo Vecchi la demande d'information supplémentaire.

Cette décision représente "une première bataille de remportée" estime son avocat Maître Tessier. Vincenzo Vecchi ne sera donc pas remis aux autorités italiennes. "Ce supplément d'information doit permettre d'obtenir de nouveaux éléments en provenance de la justice italienne pour vérifier si oui ou non ces mandats d'arrêt doivent donner lieu à remise ou s'ils doivent être déclarés irréguliers." 

La demande de remise en liberté n'est elle pas rejetée mais une enquête de faisabilité doit avoir lieu. En attendant, il reste incarcéré à Vezin-le-Coquet.

Les soutiens de Vincenzo Vecchi présents en nombre affichent leur satisfaction. Très mobilisés et réunis en collectif,  ses membres soulignent "on a gagné du temps." "Là aujourd'hui on peut dire qu'il va pouvoir assurer sa défense." Tous attendent l'enquête de moralité pour prouver "qu'il fait partie des nôtres." 
 
L'affaire a rebondi hier jeudi. Un nouveau document datant de 2009 a été transmis à la cour, qui prouverait que Vincenzo Vecchi aurait déjà purgé une peine à Milan. 

 

Interpellé dans le Morbihan


Vincenzo Vecchi a été interpellé il y a 15 jours, dans le Morbihan. L’ex-militant anticapitaliste était installé dans le département depuis huit ans. Sous le coup de deux mandats d'arrêts émis par l'Italie. L'homme de 46 ans a en effet été condamné à 12 ans et six mois de prison pour "dévastation et saccage" contre des biens lors du sommet du G8 à Gênes en 2001 et quatre ans notamment pour "port d'arme" lors d'une contre-manifestation contre l'extrême-droite à Milan en 2006.



 

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