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La grève à la clinique de Saint-Grégoire continue

Les manifestants ont brandi pancartes et drapeaux de syndicats devant la préfecture / © Séverine Breton - France 3 Bretagne
Les manifestants ont brandi pancartes et drapeaux de syndicats devant la préfecture / © Séverine Breton - France 3 Bretagne

Les salariés sont en grève depuis le préavis posé le 22 mars. Ce 2 avril, ils étaient environ 150 à manifester devant la préfecture. Ils réclament plus de moyens et de reconnaissance dans leur travail.

Par Corentin Bélard

 
Ras-le-bol
. Les infirmières, aides-soignants et autre personnels de la clinique Saint-Grégoire n'en peuvent plus. Ils travaillent de longues journées pour venir en aide aux patients mais ne se sentent pas reconnus par leur direction. 

Le Centre Hospitalier Privé (CHP) appartient au groupe Vivalto. Il compte 500 lits et 271 praticiens parmi les 841 salariés. Ces derniers pratiquent en majorité (57%) des soins ambulatoires. Et le problème vient de là : les services sont saturés. En moyenne, les lits du service ambulatoire sont occupés d'affilée par trois ou quatre personnes différentes par jour !
 

Manque de personnel

La principale revendication des grévistes : de nouvelles embauches. Ils ne sont pas assez nombreux pour s'occuper des malades. Ces derniers le savent et certains n'osent même pas faire appel à eux, sachant qu'ils sont débordés. C'est une situation grave que dénoncent les personnels mobilisés.

Ils demandent aussi une augmentation des salaires face à la charge de travail demandée.
Vendredi 29 mars, la direction du CHP leur avait proposé une prime de 180 euros : "pas suffisant" pour les grévistes qui avaient décidé de poursuivre le mouvement à une large majorité lors d'une assemblée générale.
 
Rozenn Cotto, de l'intersyndicale - CHP Saint-Grégoire

Ce mardi 2 avril, les manifestants se sont regroupés devant la préfecture de Bretagne. Faute d'accord avec la direction de la clinique, c'est Michèle Kirry, préfète de région, qui a reçu les déléguées syndicales en début d'après-midi.
De cet entretien, il n'est pas ressorti de nouvelle majeure. Les négiociations restent bloquées entre les salariés et la direction. Cependant, l'Agence Régionale de Santé s'est proposée pour être le médiateur dans cette affaire.

Le groupe Vivalto possède 25 cliniques dont neufs en Bretagne. Avec celle de Saint-Grégoire, il est aussi propriétaire des établissements de Sévigné, Pontivy, Dinan, Saint-Malo, Morlaix et de trois cliniques à Brest.
Depuis le 1er avril, leur établissement nantais, l'hôpital privé Confluent, s'est aussi mis en grève pour des raisons similaires. Il compte 1.200 salariés.
 

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