MAISON SQUATTEE. Une montagne de déchets après plus de deux ans d'occupation

Publié le Mis à jour le
Écrit par Manon Le Charpentier

A Noyal-sur-Vilaine, au sud de Rennes une maison squattée depuis deux ans et demi par une vingtaine de personnes a été évacuée ce mercredi. Derrière le haut portail en métal, les gendarmes et la propriétaire ont découvert une véritable décharge sauvage.

Le cadre est bucolique. Située au bord de la Vilaine, au milieu de pâtures et à quelques centaines de mètres du restaurant étoilé l’Auberge du Pont d’Acigné, la demeure et son jardin devaient être vendus après le départ des derniers locataires mi 2019. La propriétaire avait conclu un accord avec des acheteurs. Aujourd’hui, plus question de vendre. La maison est méconnaissable.

Ses ouvertures viennent d’être murées et ses accès grillagés et cadenassés pour éviter de nouvelles intrusions. Le jardin a des allures de décharge sauvage, le sol jonché d’une montagne de déchets, des murs de pneus, une dizaine de carcasses de voitures et  de camionnettes… "Il y en avait même sur le bas-côté, le long de la route, assure une riveraine. On ne pouvait circuler que sur une voie."

 

J’ai du mal à imaginer que des gens aient pu vivre là avec des enfants.

La propriétaire

Une vingtaine de personnes vivaient là depuis octobre 2019. Entrées illégalement, elles "avaient fait l’objet d’une décision de justice en date du 11 septembre 2020", d’après la Préfecture. "Mais au regard des périodes de trêve hivernale prolongées en raison de la pandémie, cette décision n’avait pu être jusqu’alors mise en œuvre." Des squatteurs évacués "dans le calme" par la gendarmerie ce mercredi, aux aurores.

A l’extérieur deux caravanes très dégradées elles aussi, semblent avoir constitué le lieu de vie principal des occupants.

Les services de la Préfecture m’ont indiquée que je dois attendre deux mois avant d’entamer les moindres travaux.

La propriétaire

"C’est le délai dont disposent les squatteurs pour récupérer leurs biens personnels… Sur rendez-vous." Les poules et le coq cachés dans les broussailles sont désormais les seuls occupants du lieu.

"Il y aura sûrement des travaux de dépollution à réaliser ", constate la propriétaire. A certains endroits, le sol semble imprégné d’hydrocarbures. Difficile pour elle d’estimer le montant des travaux. La direction régionale et interdépartementale de l'environnement, de l'aménagement et des transports (DREAL) n'avait pas d'éléments à nous communiquer concernant l'évolution de cette pollution au moment de la publication de cet article.  

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