Cet article date de plus de 4 ans

Rennes : l'hôpital de jour en danger, alerte la fédération hospitalière

La Fédération hospitalière de France tire la sonnette d'alarme quant à l'avenir de l'hôpital de jour, en Bretagne en particulier. Les récentes modifications de tarification pourraient en effet mettre en péril cette médecine ambulatoire. La FHF a adressé un courrier à la ministre de la Santé.
© France 3 Bretagne
Aujourd'hui 15 à 20 % des soins à l'hôpital en France sont assurés en ambulatoire. Alors que les services de santé développent depuis des années ces alternatives à l'hospitalisation, plus efficientes, moins lourdes pour le patient et moins coûteuses pour la collectivité, une réforme vient remettre en cause cette évolution. De nouvelles règles de tarifications, issues de la loi de financement de la sécurité sociale, mettent en effet en danger l'hôpital de jour, avec selon la Fédération hospitalière de France (FHF), "une perte de recettes pour les hôpitaux publics estimée à au moins 500 M€ en année pleine".

Des soins ambulatoires plus coûteux que des consultations externes


Un arrêté en date du 1er mars 2017 vise en effet à déclasser certains tarifs en hôpital de jour. Ce qui signifie que les hôpitaux seraient moins bien rémunérés pour assurer ces soins ambulatoires, et n'auraient donc plus les moyens de les prendre en charge. Un accompagnement hospitalier individuel sur plusieurs années parfois, qui pourrait bien disparaître au profit de consultations externes, beaucoup moins coûteuses. Un séjour en ambulatoire coûte en moyenne 500€ à la sécurité sociale, contre une quarantaine d'euros pour une consultation avec un spécialiste.

La fédérations des hôpitaux demande le retrait de l'arrêté


La Fédération hospitalière de France a donc adressé un courrier à Marisol Touraine, ministre de la Santé, demandant le retrait "immédiat" de cette réforme tarifaire "absurde" qui risque de bousculer totalement l'organisation des hopitaux de jour, présentée pourtant comme la médecine de l'avenir.

"L’arrêté du 1er mars est en train de faire monter une colère profonde au sein des établissements de santé. Les établissements ont parfaitement compris la nécessité de réaliser des gains d’efficience dans un contexte dont chacun connaît les contraintes pour nos finances publiques : votre ministère a d’ailleurs salué l’atteinte effective des objectifs d’efficience fixés pour 2016. En revanche, les professionnels hospitaliers ne comprennent ni n’admettent les messages parfaitement contradictoires portés par cet arrêté."

Le reportage à Rennes et Quimper de Séverine Bourgault, Sandrine Ruaux, et Ivan Frohberg

durée de la vidéo: 01 min 59
Inquiétude pour l'hôpital de jour


L'interview de Jean-Roger Pautonnier, représentant de la Fédération hospitalière de France

durée de la vidéo: 00 min 46
La Fédération hospitalière de France alerte sur l'hôpital de jour


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
santé société