Réveillons : dans les magasins de farces et attrapes, on trouve que la blague a assez duré

Publié le Mis à jour le
Écrit par Catherine Deunf .

Les costumes de Père Noël sont prêts, les cotillons aussi. Ne reste que les clients à convaincre. Dans son magasin de farces et attrapes du centre de Rennes, Karine semble résignée. Les annonces du gouvernement réduisant les possibilités de réveillonner s’additionnent  à 2 ans de galère.

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"Je ne suis plus à un mois près", sourit Karine Dubois. Dans son magasin de farces et attrapes, les costumes sont alignés, pendus sur des cintres. En ce moment, le plus en vogue, c’est évidemment celui du Père Noël. Il y en a à louer ou à acheter. Mais la perspective de réveillons par temps de Covid laisse planer un doute sur les ventes de fin d’année.

"Le mois le plus important en terme de chiffre d’affaires, c’est octobre avec Halloween", explique la commerçante. Décembre et ses deux réveillons viennent juste après. Il représente environ 20% du chiffre d’affaires.

 

 

"Depuis mars, c’est rien"

 

À "La boîte à rire", on trouve tout pour faire la fête. Alors quand il n’y a plus de fête, l’horizon s’obscurcit. Karine vend des cotillons, des feux d’artifice, des déguisements tout au long de l’année. "Les matches de foot, les mariages, les kermess, les communions, les fêtes étudiantes… la liste est longue, explique-t-elle. Et depuis mars, c’est rien. Comme tous les gens qui travaillent dans l’événementiel."

Karine estime que le gouvernement n’avait pas d’autre choix que de restreindre les fêtes de fin d’année. Mais tout cela s’accumule à deux ans de manifestations à répétition au centre-ville de Rennes.  "D’abord les gilets jaunes, puis la réforme des retraites… ", précise-t-elle. Des manifestations qui bien souvent dégénèrent et font fuir les clients.

Alors, actuellement la crainte de Karine Dubois va bien au-delà du manque à gagner lié à la Covid. La quinquagénaire a peur que son fonds de commerce n’ait plus de valeur. "Si je ne peux pas vendre mon affaire correctement, je n’aurai rien pour ma retraite."

 

En périphérie de Rennes, on y voit le coup de grâce

 

Au Nord de Rennes, loin des problématiques du centre-ville, cette annonce de Jean Castex de contraindre les réveillons est ressentie comme le coup de grâce dans ce supermarché de 2600 m2 destiné à la fête.
 

 

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