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Rennes : l'opération d'abattage d'arbres déclenche la colère de militants écologistes

22 arbres ont été abattus sur l'avenue Henri Fréville / © France 3 Bretagne
22 arbres ont été abattus sur l'avenue Henri Fréville / © France 3 Bretagne

La mairie de Rennes a lancé une opération visant à supprimer les platanes de l'avenue Henri Fréville, sur demande de certains riverains. Un collectif d'association est monté au créneau face à cette action de la municipalité qu'ils qualifient d'"aberrante"

Par La rédaction

L'avenue Henri Fréville change de visage. La longue rangée de platanes disparaît à la demande de certains riverains des immeubles aux alentours.
Pour les associations écologistes, c'est une hérésie de supprimer ainsi de la végétation citadine. Ces arbres n'avaient que quarante ans, ils étaient en parfait état.

"Madame la Maire ne manque jamais une occasion de proclamer son attachement à la nature en ville, son engagement en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, ironise Claude Le Dily, membre du collectif. Par ces gestes, cela va à contre-sens de ses engagements !"
 
 

Plus de lumière, moins d'humidité

L'argument principal qui a motivé cet abattage vient des riverains qui souhaitaient avoir plus de lumière dans leurs logements. L'ombre des arbres leur était sensiblement trop importante dans ce quartier. Les platanes apportaient aussi trop d'humidité selon eux.

Des arguments irrecevables pour les opposants à l'origine de la polémique, qui voient dans cette opération une réponse à un seul besoin de confort. Des résidents de l'avenue ou ses alentours critiquent également la politique de la Ville.

Face à la polémique, la mairie s'est décidée à réagir, par la voix de Daniel Guillotin, conseiller municipal chargé de l'écologie urbaine. Il a souhaité défendre son action en utilisant des chiffres plus proches de la réalité

Les opposants souhaitent que la municipalité établisse une "charte de l'arbre", comme c'est le cas dans des villes comme Bordeaux ou Lyon.

 

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