Kumamon chez les Bretons. Ou comment attirer les touristes du Japon ?

La mascotte japonaise à l'Ecole de la Crêpe du chef Bertrand Larcher à Saint-Malo. / © GLM
La mascotte japonaise à l'Ecole de la Crêpe du chef Bertrand Larcher à Saint-Malo. / © GLM

Comment attirer les Japonais en Bretagne ? Le comité régional du tourisme a misé sur Kumamon, la mascotte de l'ile de Kyushu, invitée à venir faire des galettes ou déplacer des menhirs. Une tournée devant des caméras nippones dont la Bretagne espère récolter les fruits dans les années à venir.
 

Par Gilles Le Morvan

Kumamon est un ours enfant. La mascotte de la préfecture de Kumamoto sur l’Ile de Kyushu au sud du Japon. Là bas, c’est une star.

Devenu célèbre au lendemain du tremblement de terre qui a secoué sa région en 2016, il est perçu comme l’emblème de la vitalité et de la reconstruction.

Très populaire, 800 000 abonnés sur Twitter, Kumamon a aussi d'autres casquettes, celle d’Ambassadeur du Tourisme notamment. C'est à ce titre qu'il a été invité en Bretagne


Coach Vahid, parcs à huitres, et char à voile...


Depuis le 26 juin, Kumamon est donc en tournée dans la région. Il a commencé par Nantes où il a visité le Château des Ducs et retrouvé aussi l'ancien entraineur du Japon Vahid Halilhodzic
 

Et puis Kumamon a poursuivi ses vacances. Il a tiré un menhir à Monteneuf, découvert des parcs à huitres et respiré les épices d’Olivier Rollinger à Cancale, fait du char à voile à Hirel.

Lundi, il était à Saint-Malo pour apprendre à faire des galettes avec Bertrand Larcher, le chef cuisinier amoureux du Japon et qui possède une dizaine de crêperies au Pays du soleil levant.


Kumamon et son staff 


Une découverte du patrimoine historique, culturel, gastronomique voulue par le Comité régional du Tourisme. Quand il se déplace, Kumamon n’est jamais seul.

Il a sur ses talons une équipe de télé notamment qui enregistre ses faits et gestes, avant de les diffuser au Japon
.

S'il vante les mérites de notre région, il pourrait inciter certains de ses compatriotes à faire le voyage. C'est le but. Avec à la clé un effet ricochet en terme économique. 
 


600 000 Japonais en France chaque année, 5000 en Bretagne

Il faut dire que la Bretagne n’attire que très peu de Japonais. 5000 l’an passé sur les quasi 13 millions de vacanciers qui ont visité la région.

Ce n’est pas beaucoup, c’est en forte baisse depuis 10 ans, et c’est surtout très peu au regard du nombre de Japonais qui viennent chaque année en France, 600 000. Des touristes au pouvoir d'achat non négligeable. Ils dépensent en moyenne quatre fois plus que la vacancier français. 

L’objectif est donc de les inciter à aller un petit peu plus loin que le Mont-Saint-Michel.
 

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