Vivier-sur-Mer : une nouvelle école sur... pilotis

La nouvelle école sur pilotis. / © Juliette Vincent-Seignet
La nouvelle école sur pilotis. / © Juliette Vincent-Seignet

Alors que notre littoral est touché par la montée des eaux, les communes doivent se plier à certaines réglementations. Au Vivier-sur-Mer, la petite commune d’Ille-et-Vilaine construit actuellement une école sur pilotis.
 

Par Juliette Vincent-Seignet


Les deux nouvelles classes vont remplacer celles qui datent des années 1980, préfabriquées, qui prenaient l’eau. "Ce changement a lieu car nous sommes soumis à la submersion marine, on nous a obligé à monter ces deux classes d’1,70m. On a décidé de monter à 2,25m, ce qui nous apporte 130m² de préau", nous précise Gérard Salardaine, le maire du Viver-sur-Mer.
 
La nouvelle école aura un préau de 130m2. / © Juliette Vincent-Seignet
La nouvelle école aura un préau de 130m2. / © Juliette Vincent-Seignet


A la rentrée de février 2020, une cinquantaine d’élèves intégrera les deux classes.

Si pour le maire, la montée des eaux n’est pas pour demain, il faut anticiper. Ce n’est pas seulement l’école qui est soumise aux règles de rehaussement, mais toute nouvelle construction sur la commune. Des normes imposées par la préfecture d’Ille-et-Vilaine dont toutes les communes concernées doivent adopter.

"C’est une obligation, pour ma part, je ne signe pas un permis de construire sans qu’il y ait  de rehaussement pour les nouvelles maisons", affirme le maire.


Un plan de prévention à la suite de la tempête Xynthia 


Les normes dépendent des zones, de la hauteur. Dans certains cas, il est recommandé une surélévation de 60 cm, de 80 cm ou encore d’1,70m (comme pour l’école).

Le Vivier-sur-Mer et 21 autres communes situées dans la zone "Marais de Dol" se sont adaptées à la suite du "Plan de Prévention du Risque Submersion Marine (PPRSM)" adopté par la préfecture d’Ille-et-Vilaine en 2016.

Un plan de prévention lancé à la suite de la tempête Xynthia qui a ravagée, en 2010, la Vendée et la Charente-Maritime.

"On a des cartes qui définissent les zones avec le principal enjeu en terme d’exposition au risque. A partir de ces cartes-là, on va mettre des prescriptions réglementaires. Pour dire dans cette zone que l’on va dire ‘rouge’, on ne peut pas admettre un nouvel afflux de population, de nouvelles installations, au regard de l’exposition au risque", nous explique David Harel, directeur adjoint, délégué à la mer et au littoral d'Ille-et-Vilaine.


71 communes bretonnes concernées par le plan


A l’inverse, en zone bleue "on admet qu’il y ait des constructions nouvelles mais toujours en intégrant le risque dans les projets nouveaux", poursuit-il.

Dans l’Ille-et-Vilaine, il existe deux PPRSM : un en Marais de Dol, l’autre à Saint-Malo. Dans le premier, 22 communes sont concernées. Saint Benoît-des-Ondes et Cherrueix sont des zones les plus touchées.

En Bretagne, 71 communes sont concernées par ces recommandations, réparties en 16 plans.  
Carte des communes couvertes par un plan de prévention des risques littoraux (PPRL) approuvé en Bretagne(16 PPRL pour 71 communes).
Les périmètres représentés sont ceux des communes et non pas des zones submersibles
Tous les PPRL approuvés en Bretagne traitent des submersions marines. Certains d'entre eux traitent également de l'érosion côtière et des inondations fluviales, mais pas tous
Les numéros des PPRL correspondent à la base de données DREAL ; ils n'ont aucune signification particulière. / © DREAL Bretagne
Carte des communes couvertes par un plan de prévention des risques littoraux (PPRL) approuvé en Bretagne(16 PPRL pour 71 communes). Les périmètres représentés sont ceux des communes et non pas des zones submersibles Tous les PPRL approuvés en Bretagne traitent des submersions marines. Certains d'entre eux traitent également de l'érosion côtière et des inondations fluviales, mais pas tous Les numéros des PPRL correspondent à la base de données DREAL ; ils n'ont aucune signification particulière. / © DREAL Bretagne

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