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Doit-on interdire aux bateaux d'appareiller ?

© Maylenn Villaverde
© Maylenn Villaverde

Jean-Yves Le Drian demande que l'on puisse interdire aux bateaux d'appareiller en cas de danger.

Par Géraldine Lassalle

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Le TK Bremen aurait-il dû rester au port ?

Le cargo qui s'est échoué sur la plage d'Erdeven a quitté le port de Lorient alors qu'une grosse tempête s'annonçait. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

Après l'Erika, le TK Bremen

Le président du conseil régional de Bretagne a exigé que le droit européen permette aux autorités portuaires d'interdire à un navire d'appareiller en cas de danger, après l'échouement du TK Bremen sur la plage d'Erdeven.
"Suite au naufrage de l'Erika", pétrolier maltais qui avait coulé au large de la Bretagne en 1999, "il avait été prévu des propositions permettant aux autorités portuaires des Etats d'interdire la sortie d'un bateau en cas de risque majeur", a rappelé l'élu dans un communiqué.
"Malheureusement, cette proposition n'a pas été reprise par la directive européenne qui se limite aujourd'hui en une incitation forte. Il faut passer désormais à l'obligation", a souligné M. Le Drian.
"Encore une fois, la Bretagne paye l'insouciance et l'irresponsabilité", estime-t-il.

Le TK Bremen aurait-il du rester au port ?

Doit-on interdire aux bateaux d'appareiller ?

Une enquête en cours
Le TK Bremen, un cargo maltais de 109 mètres avec 180 tonnes de fuel et 40 tonnes de gazole dans ses réservoirs, a appareillé jeudi de Lorient alors que la tempête Joachim menaçait.
La ministre de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate EELV à la présidentielle Eva Joly et des associations de défense de l'environnement se sont également indignées vendredi que la navire ait pu prendre la mer.
Le parquet de Brest a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "comprendre pourquoi
ce bateau a quitté le port de Lorient à un moment où les autres bateaux ne le quittaient
pas".
Un porte-parole de la préfecture maritime de Brest, Marc Gander, a toutefois rappelé
vendredi qu'en droit maritime "il est de la responsabilité d'un commandant de navire de savoir s'il appareille ou non" et que "rien n'empêche le commandant de sortir".

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