Octopousse: le “crowdfunding” à la mode bretonne

© Octopousse
© Octopousse

Des Bretons ont lancé en octobre dernier un site qui permet aux internautes de financer des projets solidaires.

Par Antonin BILLET

Le "crowdfunding" ou le financement collectif sur la toile

Le crowdfunding vient de l’anglais crowd (la foule) et funding (financement). En français on pourrait traduire cela par du financement par la foule, ou financement collectif. 

Le crowdfunding parie sur la circulation de l’information sur internet et les réseaux sociaux pour financer des projets de toute sorte. Il a permis par exemple à des musiciens de produire un premier album en appelant à la générosité des internautes. Attention, le plus souvent, le crowdfunding n’est pas un investissement mais plutôt du mécénat. Cependant, dans la majorité des cas, le porteur de projet propose une contrepartie ou un cadeau au « donateur ».  

Un nouveau modèle culturel ?

C’est dans le domaine culturel ou artistique que ce modèle est le plus répandu.

Le site kisskissbankbank.com propose aux internautes de financer des pièces de théâtre, des reportages photos, des clips mais aussi des documentaires. Forcément plus le projet est avancé, plus il a de chance de convaincre. Le documentaire « Bagdad Galère »  sur des avironneurs irakiens qui rêvent de participer aux jeux olympiques a récolté pas moins de 10 000 euros, une somme assez considérable.

Ce principe du crowdfunding s’applique désormais à toute sorte de projets.

Octopousse, le site engagé et solidaire

En octobre dernier, Yohann Le Roscouet et Marie-Laure Colas ont lancé Octopousse, un site qui s’est spécialisé dans les projets solidaires et/ou humanitaires.

Octopousse: le "crowdfunding" à la mode bretonne

L'interview de Marie-Laure Colas au site Rennes La Novosphère

Chaque projet fixe un montant minimum à réunir et les donateurs peuvent donner à partir d’un euro. Si le projet ne convainc pas et ne réunit pas ce montant minimum, il sera annulé et les « donateurs » ne seront évidemment pas débités.  

En 6 mois, 16 projets ont déjà été financés. Le premier a été le Ty’Coiff Bus, un salon de coiffure itinérant en centre Finistère qui a récolté 950 euros, presque deux fois plus que la somme demandée initialement. Il existe aujourd’hui 19 projets à financer sur le site pour des sommes allant de 500 à 3 000 euros.

Pour aller plus loin :

Le crowdfunding de A à Z

Le crowdfunding, foule aux oeufs d'or

Kickstarter, le site le plus important de crowdfunding est américain.  

Sur le même sujet

Les + Lus