La justice du XXI ème siècle poursuit sa mue numérique un site d'aide aux justiciables

La chancellerie fait sa révolution numérique en lançant un site d'aide aux justiciables, en ligne depuis jeudi dernier. C’est la première pierre d’un guichet unique en ligne pour les particuliers comme les professionnels.

Par Stéphane Grammont

"C'est le début d'une aventure pour le ministère sur la mobilité, la simplicité, la dématérialisation", a salué le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas.

Justice.fr est en ligne depuis de jeudi, et l’on connait déjà les fonctionnalités les plus recherchées : l'obtention d'un casier judiciaire, l'annuaire des avocats et des huissiers, l'accompagnement d'une victime et une présentation de l'organisation judiciaire et de ses acteurs.

"La révolution numérique va percuter les professionnels du droit avec une intensité dont je ne suis pas sûr que tout le monde a bien pris la mesure", a lancé le garde des Sceaux, en assurant que son ministère essayait "avec ses moyens d'être à la hauteur.

La veille, #jeu digital, une opération menée par la secrétaire  d’Etat au numérique Axelle Lemaire, s’était invitée au ministère de la justice pour présenter une dizaine de start-up qui interviennent dans le domaine de la justice.


Guichet unique dématérialisé


Justice.fr permet a l'ambition d'être à la fois un portail unique d'informations pour les usagers et un outil de travail pour les professionnels de la justice.

Le site permet également de calculer ses droits à l'aide juridictionnelle et propose des solutions de règlement amiable des litiges par la médiation et la conciliation.

A terme, le site doit permettre de réaliser un certain nombre de démarches dématérialisées.

Il est ainsi prévu, qu'à partir de septembre 2017, les justiciables puissent consulter en ligne l'état d'avancement de leurs procédures civiles ou pénales, être alertés d'une convocation par courriel ou SMS.

Des "bureaux virtuels de magistrats et de greffiers seront intégrés avant qu'une dématérialisation totale des chaînes civile et pénale ne vienne finaliser le projet à l'horizon  2024", détaille le ministère. L'ouverture de données sur la jurisprudence des tribunaux est également envisagée dans le cadre de l'open Data.

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