La maman de Grâce, jeune cycliste tuée à Rennes, organise un hommage virtuel

Un an après la mort de Grâce, la jeune cycliste tuée dans un accident à Rennes, sa maman organise un hommage virtuel, en sa mémoire. A cause du confinement, impossible pour la famille d’organiser une marche.
 
© Grâce à toi plus jamais ça
"Je ne veux pas que les gens oublient ma fille, Grâce", confie sa maman, Anne Bagros. Un an jour pour jour après la mort de sa fille, c’est le cœur serré qu'elle témoigne. 

Le 4 novembre 2019, Grâce Lochin a été renversée par un camion de Rennes Métropole. Aujourd’hui, sa maman, Anne Bagros, souhaite honorer sa mémoire et organise un hommage virtuel sur cette page à 10h20 : Rassemblement virtuel pour Grâce.

Une minute de silence sera observée. Pour Anne Bagros, les émotions sont trop fortes pour s’exprimer de vive voix, c’est donc l’oncle de Grâce qui prendra la parole pour raconter qui était vraiment sa nièce.

"Une jeune fille pleine de vie, sportive". L’occasion aussi de demander aux participants de continuer "d’être derrière la famille, de penser à Grâce et de se battre à nos côtés".

Anne Bagros aurait préféré effectuer une marche blanche à Rennes, descendre la rue où sa fille habitait, dans le quartier de Maurepas. Avec le confinement, elle ne peut pas quitter le département où elle réside, dans les Pyrénées Orientales. Une fois que la crise sera terminée, elle s’est promis d’organiser cette marche.
 

Je veux que Grâce soit une emblème pour sauver des vies, c’est ce qu’elle aurait souhaité plus que tout. Grâce m’aurait dit ‘Fais en sorte que ça serve à quelque chose'.


Un combat pour la sécurité des cyclistes 


Depuis la mort de sa fille, Anne Bagros mène un combat. Elle réclame plus de protection pour les cyclistes, notamment à Rennes. Elle en est certaine : "depuis cet accident, nombre de voitures et de transports font plus attention".

Une pétition "Grace à toi plus jamais ça" a été lancée par la famille, pour demander davantage d’aménagement du territoire en faveur des cyclistes. Pour le moment, déjà 2300 personnes sont signataires.

"Je veux un partage sur les routes, tout le monde doit circuler en sécurité. Ce matin là, ma fille s’est levée, elle a pris son vélo et aujourd’hui, elle ne pourra plus jamais respirer. Elle aimait tellement son vélo", se remémore Anne Bagros. 

En septembre dernier, la métropole rennaise a sécurisé le carrefour où a eu lieu l’accident, au croisement de l’avenue Patton et du boulevard Rochester. Des marquages au sol et des plots réfléchissants ont été installés.

A ce jour, l’enquête pour établir les circonstances précises de ce drame est presque terminée. Le procès devrait arriver à grand pas. "Il me tarde de ce jour, pour avoir un pardon. Pour qu’il voit à travers mes yeux, les yeux de Grâce, et qu’il lui demande pardon. Je veux qu’on lui reconnaisse justice". 
 
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