FIL 2022. « Ar vroderezh a glot gant spered ar slow fashion » – « La broderie correspond bien à l’esprit de la slow fashion »

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Écrit par Arthur Thouvenin .

Evit ar maouezed a zalc’h ar stal broderezh er Fil, un dra a zo splann : ar vroderezh a zo un arz a-vremañ. Pour les femmes qui tiennent l’atelier broderie du Fil, c’est une évidence : la broderie est un art vivant.

Vivez le Festival Interceltique : Le Festival Interceltique de Lorient 2022

Un tammig kuzhet eus peurest ar gouel, e savadurioù bihan gwarezet a-enep an heol tomm-berv ha staliet e lise Dupuy-de-Lôme an Oriant, en em gav ur stal e lec’h e vez tu dizoloañ ar vroderezh. E-penn ar staj-mañ, aozet gant ar Gouelioù etrekeltiek, emañ Hélène Cario, kelennerez e Porzh-Loeiz.

Hizivaat ar c'houiziegezh

Evel ar maouezed all amañ eo tomm he c’halon gant an arz-se, pleustret ganti abaoe bloavezhioù dija. Skrivet he deus ivez un nebeut levrioù diwar-benn ar vroderezh. Ganti e vez labouret war raktresoù hengounel da vat, diwar gwiskamantoù bro-C’hlazik ha Douarnenez, met ivez evit traoù modernoc’h. « Ar vroderezh a zo awenus kenañ evit ar grouidigezh a-vremañ, emezi. Ne vrodomp ket dre ret evit ober gwiskamantoù hengounel, met ivez evit hizivaat ar c’houiziegezh ».

Nevez zo eo bet lakaet en dro war wel ar vroderezh gant ar c’hemener ha broder Pascal Jaouen. Koulskoude, « ne vez ket modernaet an hengoun gant Pascal Jaouen… Krouiñ a ra traoù nevez, diazezet war ar poentoù ha skoulmoù hengounel, a resis Pascale, skolaer a orin eus Sant-Maloù. Pe e vez graet traoù hengounel hag e vez kopiet ar gwiskamantoù an amzer dremenet, pe e vez graet krouidigezhioù. »

« Revival » ar vroderezh

Hag evit an dilhad da wiskañ war ar pemdez ? « Evel just e c’hellomp azasaat ar vroderezh evit an dilhad pemdeziek ! Merc’hed a vrod tresoù war o jeans, o stammenn, o chupenn, war bitrakoù a bep seurt. » Ar poentoù pe an teknikoù implijet a zo kozh, met an arz a zo bev mat. « Evidon eo ur seurt « revival » eus ar vroderezh, a lâr Hélène gant un tammig fent. Ha klot a ra gant ar spered a-vremañ, a vrud an « do it yourself » pe ar « slow fashion » : gant ar vroderezh e c’hellomp cheñch hon dilhad hag ober traoù personnel ha divoutin ».

E kichen ar maouezed e vez pleustret « macramé » gant teir flac’h a rummadoù oad disheñval. Ur stal dalc’het gant Marie-Pierrette, war he leve ha kemenerez a vicher. Evite ivez eo splann n’eo ket marvet tamm ebet giz ar vroderezh pe ar macramé. « Gwelet ‘vez kalz seurt traoù hiriv an deiz, war ar podoù bokedoù da skouer… Biken n’ho peus gwelet se ? », a goulenn Inès, un tamm souezhet. Ha Marie-Laure o farsal : « Kinniget am eus d’ar merc’hed ober « crop tops » e macramé. Petra soñjit ? »

Et en français...

Un peu à l’écart de l’événement, dans un petit bâtiment à l’abri du soleil plombant et situé lycée Dupuy-de-Lôme, se trouve un lieu où l’on peut découvrir la broderie. Enseignante à Port-Louis, Hélène Cario est responsable de ce stage, organisé dans le cadre du Festival interceltique.

Comme les autres femmes ici, elle est passionnée par cet art, qu’elle pratique depuis des années déjà et a écrit plusieurs ouvrage à ce propos. Elle travaille sur des projets traditionnels, sur les costumes du pays Glazik et de Douarnenez notamment, mais aussi pour des projets plus modernes.

Actualiser un savoir

« La broderie est une super source d’inspiration pour faire de la création contemporaine, explique-t-elle. On ne brode pas forcément pour faire des costumes traditionnels, mais pour actualiser un savoir. »

La broderie a été récemment remise en lumière par le styliste et brodeur Pascal Jaouen. Cependant, « Pascal Jaouen ne modernise pas la tradition… Il crée d’autres choses, sur la base des points et des nœuds traditionnels », précise Pascale, institutrice originaire de Saint-Malo. Soit on recopie du traditionnel et on copie les costumes d’autrefois, soit on fait de la création ».

« Revival » de la broderie

 

Et concernant les vêtements du quotidien ? « Bien sûr que l’on peut adapter la broderie pour les habits de tous les jours ! Il y a des filles qui brodent des motifs sur leurs jeans, leurs pulls, leurs vestes, sur des accessoires en tous genre. »

Les points et les techniques employées sont anciennes, mais l’art est bien vivant. « J’appelle ça le « revival » de la broderie », s’amuse Hélène. Et ça correspond bien aux tendances actuelles, qui vante le « do it yourself » et la « slow fashion » : la broderie permet de modifier nos vêtements et en faire des habits personnels et originaux ».

Crop-tops et macramé

À côté d’elles, trois femmes de générations différentes s’essaient au macramé. Un atelier tenu par Marie-Pierrette, retraitée et couturière de métier. Pour elles aussi, il est clair que la broderie et le macramé ne sont pas des pratiques disparues. « On en voit beaucoup aujourd’hui, sur les pots de fleurs notamment… Vous n’avez jamais vu ça ? », s’étonne Inès. Et Marie-Laure de lancer en blaguant : « J’ai proposé aux filles de faire des crop-tops en macramé. Vous en dites quoi ? »

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