Drame du Moustoir. La mort d'un jardiner bénévole devant la justice

Publié le Mis à jour le
Écrit par Catherine Jauneau .

En décembre 2020 au Stade du Moustoir à Lorient, un bénévole avait perdu la vie sur la pelouse de Ligue 1, écrasé par un portique chauffant. La société Sportingsols et deux de ses dirigeants seront jugés à propos de cette affaire ce lundi 19 septembre en correctionnelle.

Le procès du drame du Moustoir, qui avait causé la mort accidentelle d'un jardinier, Yohann Essirard, en décembre 2020, à Lorient se déroulera en début d'après-midi .La société Sportingsols, chargée de l’entretien de la pelouse, avait été renvoyée en correctionnelle, en tant que personne morale, pour homicide involontaire dans le cadre du travail. L'homme avait été tué, écrasé par un portique de luminothérapie.

Un bénévole de 36 ans tué quelques minutes après la fin du match   

Une enquête pour homicide involontaire et blessures involontaires dans le cadre du travail avait été confiée à la police du Morbihan après la mort d'un homme de 36 ans le 20 décembre 2020, à l'issue du match de Ligue 1 Lorient-Rennes, au stade du Moustoir.         

La victime était le frère d'un membre de l'équipe de Sportingsols, prestataire du club chargé de l'entretien de la pelouse. Pour chaque match, trois salariés de l'entreprise chargés de l'entretien de la pelouse pouvaient inviter chacun un proche.

"A la mi-temps, le bénévole pouvait fouler la pelouse pour aider à la remise en état des mottes de terre, à combler les trous," selon un porte-parole de la société interrogé à l'époque des faits.            

Le drame s'est déroulé quelques minutes après le match, alors que les remplaçants rennais étaient encore au décrassage sur la pelouse.

En outre, l’entreprise ainsi que deux de ses dirigeants, chargés de veiller au respect des règles en matière d’hygiène et de sécurité, seront poursuivis pour trois autres délits : l’exécution d’un travail dissimulé à l’égard de plusieurs personnes, la mise à disposition à des travailleurs, d’équipements sans information ou formation et enfin la mise à disposition à des travailleurs d’équipements ne permettant pas de préserver leur sécurité.

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