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Alerte : dangers pour les civils au 3ème RIMA de Vannes

Tirs à balle réelle, obus enfouis, les promeneurs qui pénètrent dans le camp d’entraînement du 3ème RIMA de Vannes-Meudon s’exposent à de vrais dangers. Durant les exercices, de plus en plus nombreux, les soldats croisent régulièrement des civils.
Un joggeur dans l'enceinte du camp de Vannes-Meucon
Un joggeur dans l'enceinte du camp de Vannes-Meucon © F3
La zone est interdite. Et réellement dangereuse. Pourtant, c’est un coin de forêt et de clairières prisés par les promeneurs, les joggeurs, et les cueilleurs de champignons. Face à la multiplication des intrusions, les autorités militaires ont renouvelé  leur avertissement dans les communes limitrophes de camp.

Les « marsouins » ont à nouveau investit le camp pour des exercices de plus en plus fréquents, et les tirs à balles réelles, s’ils sont théoriquement destinés à des talus, peuvent blesser un promeneur même dans les endroits les plus éloignés.
Un joggeur dans l'enceinte du camp de Vannes-Meucon
Un joggeur dans l'enceinte du camp de Vannes-Meucon © F3

Des munitions non exposées

Même si la zone paraît déserte, soulignent les autorités, les dangers sont bien réels. « Certains réceptacles d’artillerie du camp, des munitions non explosées, sont enfouis, et à la faveur de la météo peuvent réapparaître et se déclencher » explique le colonel Jean-Marc Giraud, chef de corps au 3éme RIMA de Vannes.

 

Si les militaires connaissent les emplacements de ces munitions, et « nettoient » régulièrement les lieux, les civils, eux, n’en ont aucune idée.

Les personnes civiles surprises dans l'enceinte du camp encourent des peines pouvant aller jusqu'à 1 an de prison et 15 000 euros d'amende.

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