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“On ne navigue pas pareil quand on se voit confier un monument historique”, Eric, patron du Corbeau des mers

Eric Nevo, heureux patron du Corbeau des mers / © E. Colin - France 3 Bretagne
Eric Nevo, heureux patron du Corbeau des mers / © E. Colin - France 3 Bretagne

Le Corbeau des mers reste l'unique représentant de tout un passé : celui des pêcheurs de langouste mais aussi des résistants sénans qui ont embarqué à bord, pour rejoindre l'Angleterre. C'est avec ces histoires que vogue son patron, Eric Nevo. 

Par Emilie Colin


"Le jour où on m'a annoncé que j'allais devenir le patron du Corbeau des mers, je ne me suis pas tout de suite rendu compte" raconte Eric Navo. "Et puis peu à peu, j'ai mesuré qu'on m'avait confié un monument historique et là on ne navigue pas pareil. On fait plus attention aux cailloux" sourit-il pendant une traversée du fameux langoustier, emblème de la Résistance à l'occasion de la Semaine du Golfe. 
 
Le Corbeau des mers / © T. Peigné - France 3 Bretagne
Le Corbeau des mers / © T. Peigné - France 3 Bretagne


Le goût de la transmission


Né à Vannes, habitant de l'île aux Moines. Eric vient d'une lignée de marins. Son père, officier radio pour une compagnie de la Rochelle navigue notamment sur les frégates météo. Quand il fait escale le week-end, sa femme prend ses trois fils et le rejoint à bord. "J'ai appris à marcher sur un cargo en Mer du Nord" explique Eric. "C'était un peu les vacances." Le père ramène souvent des trucs de ses voyages : des perruches, des tortues. Eric se souvient avoir demandé un jour un fennec. Bien essayé. 

Comme tous les marins, son père est longtemps absent. Lorsqu'il revient tous les six mois, la vie de famille change. Chacun doit se réadapter. La vie sur terre ne dure jamais très longtemps. "Quand il était là, on devait aller faire un tour sur les îles." 

Comme une évidence, Eric travaille à son tour en mer. Moniteur de voile puis patron du Corbeau des mers, depuis 2017. Salarié de 47° Nautik qui gère le bateau depuis sa remise à neuf et à l'eau, il s'engage pour 5 ans renouvelables dans ce rôle. A lui la transmission de l'histoire, celles des pêcheurs de langouste, des Résistants de l'île de Sein qui décident de rejoindre l'Angleterre. A lui aussi les travaux, l'entretien, les peintures. 
 

Il l'aime ce Corbeau des mers. Pendant cette semaine du Golfe, il a pu accueillir Nicole, la petite-fille du résistant Pierre Cuillandre et propriétaire du Corbeau. Un moment fort. 

"En tant que patron, j'aimerais bien avoir un plus gros bateau, pour continuer à apprendre parce qu'on ne mène pas un 14 mètres comme un 22 mètres." et il ajoute "tant qu'à faire , un bateau avec une histoire." En attendant, il vient de retaper un Vaurien, 4, 08 mètres pour faire naviguer sa fille. 
 

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