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Rugby : Vannes, le nouveau La Rochelle ? “On veut écrire notre propre histoire” affirme Olivier Cloarec

Joie des joueurs du RC Vannes lors d'un match contre Bourg-en-Bresse en mars 2019 / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP
Joie des joueurs du RC Vannes lors d'un match contre Bourg-en-Bresse en mars 2019 / © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME/MAXPPP

Vannes, qui accueille dimanche Mont-de-Marsan pour le premier barrage de Pro D2 de son histoire, connaît une ascension et un modèle de développement qui n'est pas sans rappeler celui de La Rochelle. 

Par E.C avec AFP


Une ville portuaire de l'Ouest où il fait bon vivre, un stade plein dans une zone sans beaucoup de clubs professionnels de rugby, des supporters qui viennent de loin, une progression sans mécène, un jeu emballant... Au petit jeu des similitudes, le RC Vannes ressemble à un autre club de la façade atlantique, La Rochelle, désormais
solidement campé dans le paysage des grands clubs français depuis sa remontée en Top 14 en 2014. 
 
"C'est effectivement un parcours qu'ils ont peut-être vécu il y a quelques années", reconnaît Olivier Cloarec, président du club breton avant d'égrener les ressemblances entre les deux clubs, distants de 250 km. Les Rochelais ont "un territoire avec peu de rugby autour d'eux, un réel engouement dans leur club, un nombre important de partenaires, un club qui s'est construit année après année et pas à coups de millions. Le club a su construire et, après avoir fait l'ascenseur entre Pro D2 et Top 14, s'est installé dans l'élite, avec un stade rempli". 


"On veut écrire notre propre histoire"


"Leur histoire est belle: on peut s'en inspirer un peu mais on veut écrire notre propre histoire", nuance toutefois Olivier Cloarec. Fondé en 1950, le RC Vannes a connu une progression lente mais constante avec une accession en Fédérale 3 en 1981, en Fédérale 2 en 1997 puis en Fédérale 1 en 2006. Le club mettra à nouveau dix ans pour gravir un nouvel échelon, devenant le premier club breton à atteindre la Pro D2 le 14 mai 2016.

"Il y a une vingtaine d'années, on perdait contre Lorient ou Quimper. Il n'y a pas eu de mécène, de trucs qui ont fait que ça a été facile. Il y a surtout eu des gens qui ont travaillé dur", souligne Jean-Noël Spitzer, l'entraîneur inamovible aux yeux bleus acier, qui tient les rênes de l'équipe depuis douze saisons. 
 
 

"Jeu assez plaisant"


Et cette popularité, avec un taux de remplissage de plus de 90% dans un stade qui va friser les 10 000 places la prochaine saison, ne date pas d'aujourd'hui. "On faisait 4.000 personnes en Fédérale 1. Il y a du rugby en Bretagne, avec un nombre de licenciés important mais on en parlait peu car ça a été longtemps le seul sport sans équipe professionnelle", explique M. Cloarec. 

Si 60% des supporteurs viennent du Morbihan, 40% viennent d'en dehors du département, de Normandie, de Nantes ou de Brest. Avec une billetterie qui rapporte 1,7 million d'euros par an et 330 partenaires (150 au temps de la Fédérale), le RC Vannes devrait accroître son budget d'un million l'an prochain, pour atteindre les neuf millions. 

Avant le match de barrage qui pourrait permettre au club à l'hermine d'atteindre les demi-finales et de se retrouver à 160 minutes de l'élite, le centre Kevin Burgaud mesure le chemin parcouru, lui qui joue sa 12e saison au club. "A une époque, le gros match était le derby contre Saint-Nazaire. Là, c'est fou de jouer un match de play-offs", explique-t-il. Autre raison de l'attrait pour le RCV, "on a toujours eu un jeu assez plaisant à voir".

Jean-Noël Spitzer, lui, "ne veut pas s'enflammer" avant le barrage et assure ne pas penser à une nouvelle montée qui permettrait de jouer la saison prochaine à Marcel-Deflandre, l'antre du Stade Rochelais: "On est encore loin de La Rochelle...Ou alors au La Rochelle d'il y a une dizaine d'années, là, ça peut peut-être ressembler".
    
    
 

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