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La plateforme Admission Post-Bac (APB) ouvre ses portes ce vendredi 20 janvier

© MaxPPP
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APB: trois lettres bien connues des futurs bacheliers. L'inscription sur la plateforme d'admission post-bac, qui démarre vendredi, est une étape incontournable pour tous ceux qui veulent entamer des études supérieures. Cette année, pas de révolution mais quelques changements à la marge.

Par avec AFP

Créé en 2003 et étendu à tout le territoire il y a huit ans, APB est ouvert à tous les bacheliers (bacs généraux, technologiques, professionnels). S'y inscrivent les futurs étudiants et ceux qui souhaitent se réorienter.

Le nombre maximum de voeux que les candidats peuvent formuler est inchangé : 24. En revanche, les postulants peuvent inscrire jusqu'à 12 voeux en classe prépa (CPGE), contre seulement 6 l'an dernier. Douze voeux possibles aussi pour les Manaa (mises à niveau en arts appliqués).
Pour l'inscription en droit, psychologie, sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) et première année de médecine (Paces), quatre filières très demandées et dites "en tension", le postulant effectue un "voeu groupé" : il doit classer par ordre de préférence toutes les facultés de son académie, comme l'an dernier. Cela ne compte que pour un seul voeu.

Mais cette année, le postulant pourra intercaler entre deux facultés de la même filière une autre orientation.

Par exemple, un futur bachelier qui souhaite faire du droit dans l'académie de Lyon va devoir inscrire, par ordre de préférence, les quatre sites de l'académie qui proposent du droit: Lyon II, Lyon III à Lyon, Lyon III à Bourg-en-Bresse, Saint-Etienne. 

Entre deux sites, il peut postuler à une CPGE ou une licence d'économie par exemple. Exception à cet assouplissement, la première année de médecine en Ile-de-France, où les futurs étudiants ne pourront toujours pas intercaler une autre filière entre les sept sites des facs de médecine de la région. 

12.500 formations

Le tirage au sort, qui affecte surtout la filière Staps, devrait faire l'objet d'un arrêté, a indiqué la rue de Grenelle à l'AFP. Afin de "sécuriser" cette procédure, parfois contestée en justice par des candidats refusés. Le flou sur la règlementation entraîne des décisions contrastées selon les tribunaux.

Ce tirage au sort, qui a laissé sur le carreau 800 postulants à la filière Staps l'an dernier, est vertement critiqué par les étudiants et jugé "insatisfaisant" par le ministère, qui espère qu'une meilleure orientation fera disparaître cette procédure.

La procédure complémentaire, à laquelle ont recours les postulants qui n'ont reçu aucune proposition d'admission au terme de la procédure classique, a été allongée par rapport à 2016. Elle s'étendra cette année jusqu'au 25 septembre.
Elle regroupe les formations ayant encore des places vacantes qui peuvent ainsi être proposées aux candidats bredouilles, à ceux qui ont oublié de s'inscrire sur APB ou n'ont pas formulé de voeux avant le 20 mars. L'an dernier, 40.000 jeunes avaient ainsi trouvé une place, selon le ministère de l'Education. 

Bac général :  une licence ni sélective ni à capacité limitée obligatoire

Dans la procédure classique, qui ouvre vendredi, le candidat issu d'un bac général (S, ES, L) doit impérativement inscrire une licence disponible dans son académie qui ne soit ni sélective (admission sur dossier) ni à capacité limitée. Sur l'écran APB, ce type de licence est signalé par une pastille verte. Il n'est bien évidemment pas obligatoire de la placer en premier voeu. 

Cette année, les bacheliers technologiques et professionnels sont "incités" à inscrire une candidature en IUT pour les premiers et en BTS pour les seconds, via des messages sur APB. Ces filières sont celles qui présentent le plus de chance de réussite pour ces bacheliers et 2.000 places de BTS seront créées à chaque rentrée sur cinq ans, destinées aux bacheliers pro.

En 2017, APB propose quelque 12.500 formations: écoles publiques et privées avec un diplôme reconnu par l'Etat, universités, prépas, BTS, IUT etc. Mais certaines n'y figurent pas: Sciences-Po, plusieurs écoles d'art, Paris-Dauphine, les Instituts de soins infirmiers...

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