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Pour eaux et Rivières, les citoyens doivent dénoncer les sols contaminés aux pesticides

Épandage de pesticides, photo d'illustration. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Épandage de pesticides, photo d'illustration. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

L'association "Eaux et Rivières" fait la guerre aux pesticides dans la campagne bretonne. Pour référencer les lieux contaminés, elle incite les citoyens à leur signaler toute trace de pollution. L'initiative fait débat.

Par Corentin Bélard

Des champs orange. C'est la preuve que la parcelle a été traitée par des pesticides. Malgré la légalité de l'utilisation de ces produits chimiques, les associations écologistes sont vent debout face à ces pratiques agricoles.
Parmi elles, l'association "Eaux et Rivières" cherche à recenser les endroits contaminés afin "porter une demande d’interdiction des désherbants totaux auprès du Préfet de Région Bretagne." Selon eux, "plus de 55 % des substances pesticides quantifiées dans les eaux sont des désherbants."
 

De la "délation" pour les opposants

Le principe est simple. Il suffit à la personne intéressée pour participer à la démarche de télécharger l'application de l'association sur son téléphone. Une fois qu'elle tombe sur une parcelle traitée aux pesticides, il faut prendre une photo. Celle-ci sera géolocalisée, permettant à "Eaux et Rivières" de savoir où est l'endroit contaminé.
 

Mais cette initiative soulève les critiques de la part du principal syndicat du monde agricole en Bretagne, la FRSEA. Dans un communiqué, ils estiment que "cela revient à demander à des personnes n'ayant aucune notion d'agronomie de juger le travail d'agriculteurs formés et professionnels." Pour le syndicat, cette initiative revient à "lancer un appel à la délation."
Cependant, les clichés ne sont pas dévoilés par l'association et l'identité de l'agriculteur propriétaire du champ n'est pas dévoilée.

Pour un autre syndicat agricole, la Confédération paysanne, la situation révèle un constat de l'agriculture aujourd'hui. Ces champs orange "veulent dire que les paysans disparaissent, qu'on remplace les paysans par les pesticides."

L'opération lancée par "Eaux et Rivières" durera trois semaines, le temps de récolter assez de résultat pour monter un dossier à destination du préfet de région.
 

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