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Prison ferme pour le chauffard de La Chapelle-Heulin qui avait tué un gendarme vannetais sur l'A11

© AFP - L. Venance
© AFP - L. Venance

Ce lundi 28 janvier, l'automobiliste de La Chapelle-Heulin (Loire-Atlantique) qui avait tué le 11 juin 2017 un jeune gendarme du PSIG de Vannes (Morbihan), alors qu'il roulait ivre et à contresens sur l'A11, a été reconnu coupable "d'homicide involontaire aggravé".

Par T.P. avec G. F. (PressPepper)


L'automobiliste écope de deux ans de prison ferme et un autre avec sursis. Lors de l'audience, le 26 novembre 2018, le procureur de la République de Nantes avait requis au moins trois ans de prison ferme, ce qui impliquait une incarcération.
L'homme, un ouvrier soudeur de 45 ans au Cellier (Loire-Atlantique), comparaissait libre à l'audience. Il sera donc convoqué devant un juge d'application des peines pour voir comment sa peine de prison ferme peut être aménager éventuellement (incarcération, centre de semi-liberté, bracelet électronique...).

Il sera désormais soumis à une obligation de soins et devra dédommager la famille de sa victime : il devra en effet payer près de 85 000 € de dommages et intérêts aux parents, à la grand-mère et à une cousine du jeune gendarme. Son permis de conduire a enfin été annulé, et il aura interdiction de repasser les épreuves avant cinq ans.


Ivre et à contresens

La nuit des faits, le 11 juin 2017, l'automobiliste circulait avec 1,11 g d'alcool par litre de sang et roulait à contresens sur l'autoroute A11, à hauteur de La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), quand il avait percuté frontalement la Ford Ka de la victime... Le gendarme adjoint volontaire (GAV), âgé de 21 ans, se rendait lui chez sa grand-mère à Lyon (Rhône).

Victime d'un "très grave traumatisme crânien", le jeune homme était mort sur place, peu après l'arrivée des secours. Il avait été enterré à Pont-de-Roide (Doubs), d'où était originaire sa famille, en présence de gendarmes de Vannes et Montbéliard.

"Il avait l'habitude de rouler la nuit, car il travaillait souvent de nuit et il trouvait que c'était moins dangereux", avait témoigné son père, qui devait le retrouver le lendemain du drame.


Des clés cachées dans son caleçon

Le prévenu, pour sa part, avait reconnu à l'audience avoir "bu un petit peu plus" que d'habitude en raison de ses "problèmes familiaux" : il sortait d'une soirée de "retrouvailles" avec une soeur avec laquelle il s'était longtemps brouillé. Après avoir vidé des bières sur le parking d'un hypermarché "pour se mettre bien" avant la fête, cet homme "sérieux" et "assidu" au travail s'était montré "désobligeant" à l'égard d'une serveuse et "agressif" à l'égard des autres invités. La soirée, qui se tenait dans un restaurant, avait même dû être stoppée prématurément après qu'il ait vidé un extincteur...

L'homme avait alors refusé de confier ses clés de contact à ses proches... allant jusqu'à les cacher dans son caleçon. Avant le drame, il avait déjà ramené chez eux son frère et sa belle-soeur à l'autre extrémité de l'agglomération nantaise, et revenait sur La Chapelle-sur-Erdre pour faire un deuxième trajet. Son frère avait par la suite raconté que le prévenu "zig-zaguait" sur le périphérique nantais et qu'il avait dû lui-même "rattraper le volant" pour éviter un accident.
 

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Fabian Lahaie, avocat des familles.

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