Radio France en grève : les stations bretonnes perturbées

Ce mardi 26 novembre, pas de matinale chez France Bleu Armorique / © France 3 Bretagne
Ce mardi 26 novembre, pas de matinale chez France Bleu Armorique / © France 3 Bretagne

En raison de l'appel de tous les syndicats de Radio France à faire grève, les programmes de la radio publique se retrouvent perturbés. En Bretagne, les stations France Bleu Armorique et Breizh Izel sont concernées par ce mouvement national.

Par C.B.


Les auditeurs de France Bleu l'auront sûrement remarqué : les programmes sont perturbés depuis ce lundi 25 novembre. En effet, l'ensemble des syndicats de la radio publique ont déposé des préavis de grève. Cette dernière est nationale, elle fait suite aux annonces de la direction de Radio France sur des suppressions de postes.

Concrètement, mardi matin, "une journaliste sur 10, 3 animateurs (dont 2 sur une demi-journée) sur 8 et une personne sur 8 de la technique et de l'administration sont en grève" à la radio, selon Gurvan Musset, directeur de France Bleu Breizh Izel.

Ce que souhaite nuancer Tudi Crequer, journaliste et délégué syndical CGT : "ces chiffres prennent en compte les CDD et pigistes qui ne peuvent faire grève pour cause de précarité."

À Rennes, France Bleu Armorique n'a pas diffusé de matinale ce mardi.
 

 

299 emplois visés en France


Toutes les radios publiques sont concernées comme France Inter ou France Culture, et une partie des 44 stations France Bleu. Toutefois, Gurvan Musset assure que "l'outil de production ne sera pas touché."

Au total, la direction nationale a annoncé la suppression envisagée de 299 postes (9% des postes selon le syndicaliste Tudi Crequer) pour seulement 76 créations.

Le mouvement de grève de cet automne fait suite à une première mobilisation le 18 juin dernier. La direction de Radio France avait alors indiqué qu'elle donnerait des annonces sur les politiques mises en place. Des annonces faites le 11 novembre donc, qui ont soulevé la contestation chez les salariés. 
"
On était en attente d'annonces plus précises depuis la rentrée, mais globalement on s'attendait à ça" explique le délégué syndical.

Une colère qui se tourne également vers l'État qui a annoncé une baisse des dotations vers la radio publique de 20 millions d'euros en quatre ans.

Les salariés ne comprennent pas le sens de ces réformes. Par ailleurs, les chiffres de Médiamétrie prouvent que le groupe Radio France se porte bien dans le panel audiovisuel français, notamment sur la radio France Inter.

Le mouvement pourrait se prolonger. Les préavis continuent toute la semaine, et dans le cas de la CGT, il a été posé pour une durée illimitée. 
 

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