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Semaine de l'emploi maritime : une vitrine pour les métiers de la mer

Le port de Lorient cherche des bras dans tous ses corps de métiers / © Stéphane Izad
Le port de Lorient cherche des bras dans tous ses corps de métiers / © Stéphane Izad

À l'initiative de Pôle Emploi, la semaine de l'emploi maritime se déroule du 11 au 16 mars. Elle vise à faire découvrir l'ensemble des professions liées à la mer, et pas seulement les métiers de pêcheur ou marin. À cette occasion, les entreprises du secteur ouvrent leurs portes.

Par Corentin Bélard

Plus de 900 métiers qui représentent 500.000 emplois en 2019. Les métiers de la mer ne chôment pas, et c'est le cas de le dire. D'ici à 2030, les estimations annoncent que ce nombre d'emplois devrait doubler.
De cette façon, Pôle Emploi cherche à faire connaître ce secteur professionnel et espère lancer des vocations chez les demandeurs d'emploi ou les travailleurs en reconversion professionnelle. 
 

Des emplois à pourvoir

Les entreprises peinent à recruter, et garder leurs salariés. Notamment en raison de la pénibilité du travail. C'est le cas chez Tricat, un constructeur de trimarans basé à Plescop dans le Morbihan. 
 

Arthur Julien-Pannier a été formé en alternance par l'entreprise, puis embauché en CDI directement après. Ce jeune est le déjà le plus ancien stratifieur de Tricat. Ses anciens collègues de son âge sont partis à cause d'un travail sensiblement trop difficile.
Il est vrai que pour construire un bateau, le salarié se retrouve souvent dans la poussière, dans des positions peu confortables à l'intérieur des trimarans. Ce qui peut faire fuir les potentiels candidats à l'embauche
 
Le travail difficile et minutieux en a découragé plus d'un. / © Stéphane Izad
Le travail difficile et minutieux en a découragé plus d'un. / © Stéphane Izad
 
Pourtant l'entreprise est aux petits soins avec ses salariés. Elle sépare le bâtiments en zone précise pour éviter que l'activité d'un employé inconforte ses collègues. Le travail provoquant de la poussière se fait en zone clause par exemple.
La société est florissante, elle embauche en moyenne deux salariés par an : l'un pour remplacer l'un de ces départs d'employés trop nombreux et l'autre parce que le besoin de main d'œuvre est croissant comme l'activité. 
 

Trouver un vocation au port de Lorient

À soixante kilomètre de Plescop, le port de Lorient cherche aussi à trouver des candidats aux différents corps de métiers travaillant sur le port. Du conditionnement des poissons pêchés à la réparation navale, il y en a pour tous les goûts
Ici, c'est le même son de cloche : peu de monde à la porte pour se faire embaucher.
 

Alors que le Pays de Lorient dispose de 13 000 emplois dans le secteur en 2018. "Dans cette économie maritime, le port de pêche de Lorient-Keroman est l’un des moteurs du développement économique et social du territoire qui représente 3 000 emplois et fédère plus de 270 entreprises," détaille Lorient Agglomération.
La pêche est un secteur souffrant du vieillissement de ses actifs. Quand la Bretagne représente 50% de la pêche française, elle devra remplacer 500 emplois dans les années à venir.

Du côté de la réparation navale, le manque se fait aussi ressentir. "On cherche des tuyauteurs, des chaudronniers, des électriciens, des stratifieurs, des mécaniciens..." Tous les équipements nécessaires à la réalisation d'un bon travail est disponible. Il manque juste les bras pour les faire fonctionner.
 

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