La vente de coquillages interdite dans le Morbihan

Parc à moules à Clohars-Carnoët (29) / © Philippe Beaugey - France 3 Bretagne
Parc à moules à Clohars-Carnoët (29) / © Philippe Beaugey - France 3 Bretagne

 Les producteurs de coquillages du secteur de la Laïta, dans le Morbihan et dans le Finistère, comme sur de nombreuses zones du littoral jusqu'en Loire-Atlantique ne peuvent plus vendre leurs coques, moules ou palourdes depuis le 15 mai. En cause, l'algue dinophysis, toxique pour le consommateur.
 

Par Krystell Veillard


C'est un phénomène récurrent mais qui est arrivé plus tôt que d'habitude cette année. Sur les bords de la Laïta, les producteurs de coquillages nettoient les poches de moules. Le dinophysis est arrivé tôt cette saison et bizarrement pas forcement en période de grosse chaleur. Cette algue microscopique, est présente sur une bonne partie du littoral morbihannais. Il s'agit d'un phytoplancton produisant des toxines, stockées par les coquillages filtreurs comme les moules ou les huîtres. Une toxine lipophiles, qui provoque des diarrhées, plus ou moins graves selon les sujets.
 

Vente de coquillages interdite sur le littoral


La vente des coquillages est donc interdite sur une grande partie du littoral. Ce n'est pas une pollution, les professionnels savent que le phénomène à de grandes chances de se produire, et suivant les exploitations, anticipent ces fermetures administratives. "Il faut faire avec" estime, ainsi philosophe, Leslie Romagné, mytilicultrice à Clohars Carnoët, "c'est la vie de la profession et ces fermetures administratives sont nécessaires pour assurer la bonne qualité des coquillages auprès des consommateurs", ajoutant "Il faut travailler autrement, vendre plus sur d'autres périodes et faire accepter aux gens que si on aime bien manger les moules l'été, elle est bien aussi à d'autres périodes."
 

Interdiction pour les professionnels comme pour les amateurs de pêche à pied


L'interdiction concerne les professionnels, mais également la pêche à pied de loisir. Alors, avant de prévoir une petite matinée à la récolte des coquillage, il est utile de bien se renseigner. Une carte de suivi sanitaire est d'ailleurs en ligne pour informer les pêcheurs.
 

Le reportage de Stéphane Izad, Philippe Beaugey et Mickaël Ragot

Interviews : Leslie Romagné, mytilicultrice à Clohars-Carnoët (29)
 

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