Orléans : les gardiens de prison en grève ce matin

Ce matin devant la maison d'arrêt d'Orléans / © France 3 Centre
Ce matin devant la maison d'arrêt d'Orléans / © France 3 Centre

Le syndicat de gardiens de prison l'UFAP-UNSA a appelé à un mouvement national aujourd'hui pour dénoncer la surpopulation carcérale et réclamer un renforcement du personnel pénitentiaire. La maison d'arrêt d'Orléans une des plus surpeuplées de France est particulièrement concernée par le problème. 

Par V.H (avec l'AFP)

Les surveillants de la maison d'arrêt d'Orléans ont exprimé leur colère ce matin en brûlant des palettes.Eux aussi réclament une augmentation des effectifs et ils rejettent aussi la proposition de Christine Taubira. La ministre de la justice souhaite en effet arrêter les "fouilles systématiques" avant les parloirs. Or selon les agents pénitentiaires, c'est par là que transite les couteaux, la drogue, les téléphones. Un passe-droit à l'insécurité. "On est dans une prison passoire, mais on va le devenir encore plus. Donc c'est extrêmement dangereux pour le personnel et puis pour les personnes placées sous le maintient de la justice. On est aussi responsables d'eux"

"Aujourd'hui, il manque à peu près de 10 agents donc l'insécurité règne. On a dû mal à tenir les détenus sur le respect du règlement intérieur. Après on a pas mal d'agression physique et verbal"

A Orléans, on compte 250 détenus pour 110 places. 

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Grève des matons à Orléans
Interview de Mehadi Mokrane, délégué syndical UFAP-UNSA, Aymeric Regneau éducateur physique/ Reportage de Xavier Naizet et Jean-Pierre Brusseau.


67 839 détenus en France

Les prisons françaises ont battu début mai un nouveau record de population carcérale avec 67.839 détenus, pour seulement 57.235 places. Le syndicat dit avoir pris acte du plan de renforcement de la sécurité en prison, annoncé début juin par la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui va mobiliser plus de 33 millions d'euros.

Pour M. Barraut, "c'est un premier pas", mais "on attend de voir concrètement ce que cela va apporter sur le terrain".

Le syndicat s'inquiète par ailleurs du maintien de l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, qui interdit les fouilles systématiques. "On demande une réécriture de la loi. Quand il y a contact avec l'extérieur (au sortir des parloirs principalement), il doit y avoir fouille du détenu", explique M. Barraut.

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