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Interpellation policière musclée à Joué-lès-Tours: aucune charge retenue contre le policier

© Youtube
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Le tribunal correctionnel de Tours n'a retenu aucune charge contre le policier accusé de "violences aggravées"  après une interpellation musclée en août 2013 à Joué-lès-Tours. Du sursis a été requis pour la femme frappée au sol et de la prison ferme pour le conducteur interpellé.  

Par Ch.L avec AFP

Le policier, ainsi que les deux personnes interpellées, comparaissaient pour des faits qui s'étaient produits le 18 août 2013 dans le quartier de la Rabière à Joué-lès-Tours. Le vice-procureur Xavier Lorrain a estimé que les deux policiers impliqués avaient réagi en "état de nécessité absolue" et de manière "inévitable" car ils se sentaient menacés face à un risque de dérapage. 

L'affaire avait défrayé la chronique en raison de la diffusion sur YouTube de la vidéo d'un amateur filmant la scène où l'on pouvait voir le policier frappant  une femme à l’aide d’une matraque. Il utilisera ensuite une bombe lacrymogène contre elle a rappelé une avocate. "Nous avons été livrés en pâture. Les médias n'ont montré que ce qu'ils ont voulu", s'est insurgé l'un des policiers à l'audience. Allant dans son sens, le procureur a souligné que cette vidéo reprise par plusieurs télévisions et sites Internet avait constitué une forme de "lynchage médiatique". 

Trois mois de prison ferme requis pour le conducteur interpellé

En revanche, le représentant du parquet a requis 3 mois de prison ferme à l'encontre du conducteur interpellé, qui était ivre et roulait sans permis. La jeune femme qui tentait de le libérer de l'emprise des policiers, en a mordu un à trois reprises. Elle a été décrite comme "une furie". Le ministère public a requis trois mois de prison avec sursis à son encontre pour "violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique". 

L'avocate de la jeune femme, Me Florence Carle, a estimé qu'en assénant plusieurs coups à sa cliente, puis en l'aspergeant de gaz lacrymogène au visage alors qu'elle ne menaçait pas son intégrité physique, l'un des policiers avait "perdu le contrôle". Me Carle a aussi relevé que les versions des policiers avaient divergé entre leur premier rapport d'enquête à la suite des incidents du 18 août, puis lors de l'enquête de l'IGPN à l'automne. 

Le jugement a été mis en délibéré au 19 juin.

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