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François Bonneau rejoint la fronde de Martine Aubry

Trente-quatre responsables du PS, parmi lesquels le président de la région Centre François Bonneau, ont apporté leur soutien au manifeste publié sur internet par la maire de Lille. Martine Aubry qui critique sévèrement l'action du président de la république François Hollande et de son gouvernement. 
Elle s'était faite plutôt discrète depuis deux ans et demi. Dimanche, Martine Aubry est passée à l'offensive en remettant en question la politique économique de François Hollande et de Manuel Valls. Elle se positionne désormais clairement en chef de file des députés PS frondeurs. Elle a d'ailleurs lancé une deuxième salve en publiant dans la nuit sur internet  (www.ensemble-reussir.fr) sa contribution aux Etats généraux du PS, où elle plaide pour "une nouvelle social-démocratie", un projet qui n'est, insiste-t-elle, "ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme".

Des critiques soutenues par trente-quatre responsables socialistes parmi lesquels François Bonneau, président de la région Centre, soutien de Martine Aubry lors des primaires de 2011, et qui réclame aujourd'hui au gouvernement de revoir sa politique d'austérité. "Les français ne voient pas clairement le cap et le sens des efforts à consentir. La réduction des déficits ne peut pas se faire sans croissance" a t-il avancé sur le plateau de France 3 dimanche. 
vidéo : suite de l'interview de François Bonneau 

durée de la vidéo: 03 min 38
François Bonneau aux côtés de Martine Aubry


"La politique menée depuis deux ans s’est faite au détriment de la croissance. Je demande qu'on réoriente la politique économique de la France" lance Martine Aubry. Dans l'interview accordée au JDD le 19 octobre, si elle admet que l'exécutif a accompli quelques "bonnes choses" -elle cite en une petite phrase "le retour de la France sur la scène internationale, les moyens complémentaires donnés à la police, à la justice, à l'éducation, la retraite à 60 ans pour les longues carrière"- , tout le reste de l'interview est un réquisitoire contre l'action du tandem Hollande-Valls.  

"Nous avions prévu qu'à mi-mandat, la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n'est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise", a-t-elle asséné à la veille du vote en première lecture de la partie recettes du budget 2015.

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