Focus sur la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire

© F3 Centre
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Le survol par des drones des centrales de la région la semaine dernière pose à nouveau la question de la sécurité des sites nucléaires. Une sécurité pourtant renforcée depuis la catastrophe de Fukushima et l'intrusion en 2007 de Greenpeace à Belleville-sur-Loire

Par Ch.L

Après la catastrophe de Fukushima en 2011, l’Agence de Sureté Nucléaire a imposé la création de forces d’intervention rapide mobilisable sur site sous 24 heures. A Belleville-sur-Loire, un peloton spécialisé de la gendarmerie (PSPG) a été installé en septembre 2012. L'unité composée de trente-huit gendarmes est chargée de surveiller les abords de la centrale. L'interpellation des trois personnes en possession d'un drône hier soir près Belleville-sur-Loire serait néanmoins le fruit du hasard. 75 gendarmes venus des quatre départements limitrophes étaient déployés dans les environs. C'est dans ce cadre que les trois jeunes ont été aperçus, s'amusant avec un drone.

Belleville-sur-Loire investi par Greenpeace en 2007
Le 27 mars 2007, douze militants de Greenpeace ont pénétré par effraction dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Ils s’étaient arrimés sur une des deux tours de refroidissement de la centrale pour contester la construction de l'EPR de Flamanville. Les militants avaient été condamnés à quinze jours de prison avec sursis et 53 229,38 euros de dommages et intérêts.
Avec pas moins de quatre centrales, le Centre est une région où l'industrie nucléaire est implantée en masse. Celle de Belleville-sur-Loire dans le Cher fait figure de petite dernière. Mis en service en 1987, elle est implantée au bord de la Loire comme les trois autres sites de la région: Dampierre-en-Burly (Loiret) Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) et Chinon (Indre-et-Loire). Car les centrales nucléaires ont besoin d'eau pour leur refroidissement.
Les réacteurs de Belleville produisent 120% de la production de la consommation de la région Centre. En 2013, la centrale employait 732 salariés EDF travaillaient sur le site et 250 prestataires permanents.



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