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Assemblée nationale : Greta Thunberg n'a pas convaincu tous les députés du Centre-Val de Loire

Greta Thunberg était présente à l'invitation du collectif Accélérons / © IAN LANGSDON/EPA/Newscom/MaxPPP
Greta Thunberg était présente à l'invitation du collectif Accélérons / © IAN LANGSDON/EPA/Newscom/MaxPPP

De passage à Paris le 23 juillet, la jeune militante Greta Thunberg n'a laissé personne indifférent, du haut de ses seize ans. Boycottée et dénigrée par les uns, portée aux nues par d'autres, la Suédoise a eu du mal à convaincre de l'urgence

Par Bertrand Mallen

"Gouru apocalyptique" et "prophétesse en culottes courtes" pour les uns, quasi-Messie pour d'autres, Greta Thunberg ne fait pas l'unanimité, mais ne laisse guère indifférent. La jeune Suédoise de 16 ans est intervenue à Paris ce mardi 23 juillet, à l'invitation du collectif Accélérons la transition écologique et solidaire. Devant un parterre de députés et entourée de scientifique, la militante a répété l'urgence de l'action face au déréglement climatique.
 

"Le corps d'un cyborg"

Mais tous les parlementaires ne voyaient pas d'un très bon oeil l'idée de se voir donner les leçons par une "gamine". Certains élus Les Républicains, dont Guillaume Larrivé et Julien Aubert, ont carrément appelé au boycott de cette intervention. "Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n'avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifique & de courage politique" a tweeté le candidat à la présidence LR.
Hors de l'hémicycle, la jeune Suédoise a d'ailleurs subi le dénigrement de plusieurs personnalités parisiennes sur les réseaux sociaux comme l'éditorialiste Laurent Alexandre (officiellement "Anti @gretathunberg" ou l'auteur Michel Onfray qui voit en elle "le visage, l'âge, le sexe et le corps d'un cyborg du troisème millénaire".
 

Des attaques "réactionnaires, populistes et opportunistes"

A l'inverse, la venue de Greta Thunberg a ravi les membres du collectif Accélérons. Parmi eux, Sophie Auconie, députée UDI de l'Indre-et-Loire "regrette des attaques réactionnaires, populistes et opportunistes" contre la jeune militante. "Si ce sont les jeunes, voire les enfants, et l'action citoyenne qui doivent nous faire prendre en considération l'urgence climatique, eh bien tant mieux" affirme la députée, qui se désole du peu d'effort consenti pour l'environnement. "Quand les banques se sont retrouvées en difficulté, l'Union européenne a trouvé 1000 milliards d'euros. On a perçu l'urgence à ce moment-là et on a réagi, alors pourquoi pas maintenant ?"

D'autres, notamment à droite, sont plus nuancés. Claude de Ganay, député LR du Loiret, considère que Greta Thunberg "véhicule un discours intéressant pour les jeunes, dont on dit souvent qu'ils sont en perte de repères". Pas question pour le député de boycotter la venue de la jeune fille, mais il voit toutefois dans sa venue une manoeuvre de communication. "C'est une jeune fille très encadrée par ses parents, manipulée", juge l'élu qui regrette, comme une partie de la droite, de la voir abandonner son parcours scolaire pour le militantisme.

Greta Thunberg devrait retourner en classe ? Elle est en tout cas la première à le dire : "Si tout le monde écoutait les scientifiques et entendait les faits que j'évoque constamment, personne n'aurait à m'écouter ou à écouter les centaines de milliers d'autres écoliers en grève pour le climat dans le monde. On pourrait tous retourner à l'école.

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