Plan social chez Fenwal : les salariés s'invitent à la direction du travail

Manifestation des salaries de Fenwal à Paris en janvier 2015. / © WOSTOK PRESS/MAXPPP
Manifestation des salaries de Fenwal à Paris en janvier 2015. / © WOSTOK PRESS/MAXPPP

Les salariés de Fenwal ont manifesté mardi après-midi à Châteauroux, pour protester contre l'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi par la Dirrecte de l'Indre. Près de 300 postes sont en jeu. Les salariés ont saisi le tribunal administratif.

Par ET

Les salariés de Fenwal ont manifesté mardi après-midi à Châteauroux devant la préfecture de l'Indre et devant la direction du travail, pour protester contre la décision de la Direccte de l'Indre, la direction de l'emploi et du travail d'homologuer le plan social. La manifestation s'est poursuivie dans les couloirs de la Direccte, où la centaine de salariés présents ont rencontré un inspecteur du travail.

La direction prend acte

La direction de Fenwal, fabricant de poches de sang, a pris acte mardi matin de l'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi par les services de l'Etat.

Un premier plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait été retoqué fin avril, pour des irrégularités de procédure, par la direction régionale du travail. La Dirrecte ne s'était toutefois pas prononcée sur le fond du projet, à savoir le montant des primes de licenciement et les conditions de départ en retraite. La direction de Fenwal, filiale du groupe allemand Fresenius-Kabi, avait déposé un second projet fin mai à la Dirrecte de l'Indre.

Une "trahison" pour les salariés

Dans un communiqué publié dès lundi soir, le Collectif pour le maintien de l'emploi et de l'activité sur le site Fenwal de La Châtre s'estime "trahis par Michel Sapin, qui a laissé toute latitude à Fresenius". Le ministre des Finances, ancien député (PS) de l'Indre, avait reçu les salariés de Fenwal en octobre dernier.

De son côté, la direction de Fenwal confirme que "les salariés concernés pourront dans le cadre du plan, bénéficier des dispositifs de départs volontaires et de préretraites". Elle indique qu'une "équipe dédiée est mobilisée pour participer à l’appel d’offres, maintenant imminent, de l’EFS". En cas d'obtention de ce marché avec l'Etablissement français du sang, le plan social de 283 postes pourrait être revu à la baisse.


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