Blois : la crèche Marie Curie fermée après l'agression de trois agents

La crèche Marie Curie est à l'arrêt jusque mardi. / © Google Street View
La crèche Marie Curie est à l'arrêt jusque mardi. / © Google Street View

Les agents ont exercé leur droit de retrait, soutenus par leurs collègues. 

Par Yacha Hajzler

Lundi 20 novembre, trois agents de la crèche Marie Curie de Blois ont été la cible d'agressions verbales, de menaces et de jets de projectiles, sur leur lieu de travail. Une quizaine d'agresseurs, pour la plupart supposés mineurs s'en sont pris à elles.

Qui et pourquoi ?


Dans leur dépositions, les professionnelles concernées ont mentionné que certains étaient armés de battes de baseball. Pour quelle raisons s'en prendre au personnel de la crèche ? "ça reste une inconnue, répond Marc Gricourt, le maire de Blois, qui s'est rendu dès le lendemain sur place. Mais cela s'est malheureusement produit de façon presque identique la semaine dernière, avec des agents de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie, qui sont voisins du site." 

Les auteurs n'ont pas encore été identifiés, mais devraient l'être grâce à l'examen des vidéos de surveillance. "La ville a déposé plainte, et j'ai encouragé les agents à le faire individuellement", précise le maire.

La crèche fermée quelques jours


Il dit également avoir salué la décision des agents d'exercer leur droit de retrait jusque lundi soir, décision soutenue par l'ensemble de leurs collègues. "En tant que maire, je respecte et même salue cette décision, que je trouve responsable. Elles auraient également pu faire valoir un arrêt maladie, qui aurait été parfaitement justifié au vu du traumatisme subi. Elles ont pris le temps de la réflexion et fait valoir une décision collective. C'est aussi leur moyen d'alerter sur la situation." 

Dès l'annonce du droit de retrait, les parents ont été informés de la fermeture de la crèche, à la faveur d'une réunion hier soir du Conseil de la petite enfance, programmée bien auparavant. "Les parents comprennent la décision des agents, et ils sont confiants dans la réactivité qui a été la nôtre", rassure Marc Gricourt. 

Sécurité renforcée


"Le phénomène n'est pas nouveau, regrette le maire. On a une délinquance qui se déplace de quartier en quartier, avec des individus qui parfois revendiquent des territoires. Ils viennent pour dire : ici, on fait la loi. Eh bien, non. Il n'y a qu'une seule loi, c'est celle de la République."

Sur le site, déjà protégé en interne par vigipirate, va être gratifié de l'installation d'une nouvelle caméra à 360° sur le toit de la crèche. La présence policière va également être renforcée.

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